Le boycott devait les bloquer : couscous, sardines et olives marocains reviennent en force en Israël
Couscous, sardines et olives marocains avaient presque disparu du marché israélien sous la pression du boycott. Un an plus tard, les trois catégories enregistrent des hausses spectaculaires, alors même que l’ensemble des importations israéliennes d’origine marocaine recule.
En janvier 2025, le site israélien Walla décrivait une situation presque à l’arrêt. L’importateur Tomer expliquait ne plus pouvoir renouveler ses stocks de produits marocains sous la pression exercée au Maroc. Couscous, sardines, olives, anchois et sauces étaient directement concernés. L’entreprise Dari avait, de son côté, indiqué ne plus vouloir commercialiser ses produits en Israël. Bladi.net avait alors relayé cette situation.
Sur Bladi.net : Israël achète beaucoup plus de produits marocains que ne le montrent ses statistiques
Un peu plus d’un an après, les chiffres montrent un net retournement pour plusieurs de ces produits. Sur les douze mois allant de mai 2025 à avril 2026, le couscous d’origine marocaine importé en Israël atteint 1,41 million de dollars, soit une envolée de 229 % par rapport à la période précédente. Le Maroc fournit désormais près de 47 % du couscous importé par Israël.
Les sardines et les olives suivent le même chemin
La reprise est presque aussi spectaculaire pour les sardines préparées : 1,25 million de dollars d’importations, en hausse de 163 %. Les olives marocaines préparées ou conservées atteignent, elles, 5,86 millions de dollars, soit une progression de 155 %. À eux seuls, ces trois produits représentent désormais plus de 8,5 millions de dollars d’achats israéliens.
Le contraste est d’autant plus marqué que l’ensemble des importations israéliennes en provenance du Maroc a, lui, reculé de 9,6 % sur la même période, à 107,8 millions de dollars, selon l’analyse commerciale publiée en juin 2026 par GTAIC. Les produits alimentaires visés un an plus tôt par les difficultés d’approvisionnement évoluent donc à contre-courant du commerce global.
Les fichiers mensuels du Bureau central des statistiques d’Israël comptabilisent les importations selon le pays d’origine des marchandises. Ils permettent donc de repérer comme marocains des produits éventuellement facturés depuis un autre pays. Les données sont provisoires et ne permettent pas d’identifier les marques concernées. Le retour du couscous ne signifie ainsi pas nécessairement que Dari a repris ses ventes en Israël.
Sur Bladi.net : BDS Maroc : les boycotts contre Israël ont payé
Les chiffres ne permettent pas non plus de conclure à un recul du mouvement de boycott au Maroc. Ils établissent en revanche une chose : les trois produits emblématiques que les importateurs israéliens disaient ne plus parvenir à faire entrer début 2025 circulent à nouveau en quantités significatives, avec des progressions à trois chiffres.
