CAN 2025 : la fin de l’IPTV pour des millions de Marocains ?
Mauvaise nouvelle pour les amateurs de football à petit prix. À quelques jours du coup d’envoi de la CAN, les autorités marocaines, épaulées par des experts internationaux, lancent une offensive majeure contre le piratage. L’objectif est clair : couper le signal des boîtiers illégaux durant la compétition, menaçant de faire écran noir dans de nombreux salons.
Pour des millions de Marocains, l’équation était simple : un boîtier IPTV et un abonnement modique pour accéder à toutes les chaînes cryptées de la planète. Mais cette solution miracle pour suivre les exploits des Lions de l’Atlas risque de virer au cauchemar technique dès le début du tournoi. Conscientes que le Royaume est un grand consommateur de ces flux pirates, les autorités ont décidé de serrer la vis en organisant récemment à Rabat un séminaire stratégique. L’urgence est de déployer, en collaboration avec l’Union européenne et les géants de l’audiovisuel, des solutions technologiques capables de bloquer les retransmissions illicites en temps réel.
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Cette guerre déclarée au streaming illégal s’inspire du durcissement observé sur le Vieux Continent. L’Italie a récemment ouvert la voie en votant des lois permettant d’infliger de lourdes amendes aux simples utilisateurs et de verrouiller les serveurs diffusant les matchs. C’est ce modèle de « tolérance zéro » qui pourrait s’appliquer au Maroc, où le piratage est désormais traité comme une criminalité organisée transnationale. L’affaire Hicham O., ce « cerveau » marocain arrêté aux Pays-Bas pour avoir géré un vaste réseau européen et blanchi plus de 17 millions d’euros, illustre l’ampleur industrielle du phénomène que Rabat veut démanteler.
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Le risque est donc réel pour le consommateur final. Alors que la CAN 2025 doit être une vitrine pour le pays, les diffuseurs officiels et les institutions veulent s’assurer que le spectacle ne soit pas gâché par le manque à gagner. Si les mesures techniques promises lors du séminaire de Rabat sont activées, de nombreux foyers équipés de boîtiers pirates pourraient se retrouver privés d’images au moment fatidique, victimes collatérales d’une bataille pour la souveraineté audiovisuelle qui ne fait que commencer.