Casablanca : émoi après le meurtre d’un chauffeur de taxi de 74 ans

- 14h00 - Maroc - Ecrit par : Mohamed A.

L’incompréhension domine après le meurtre d’un septuagénaire, tué avec une violence inouïe. Deux autres chauffeurs de taxi, d’anciens collaborateurs, ont été interpellés. Leur mutisme prolonge le mystère autour de ce drame qui suscite une vive émotion.

L’émoi est immense face à la brutalité des faits. Le 26 avril, le corps de ce professionnel de 74 ans a été découvert dans le quartier d’Aïn Chock, portant les stigmates d’une agression d’une rare sauvagerie. Attirée dans un guet-apens, la victime présentait des doigts sectionnés, suggérant qu’elle a vainement tenté de parer des coups de couteau portés avec une force extrême. Ce déchaînement de violence est d’autant plus troublant que l’homme, décrit comme profondément intègre, offrait régulièrement des courses gratuites aux personnes vulnérables.

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L’hypothèse d’une attaque crapuleuse nocturne a très vite été écartée par les enquêteurs. Comme le rapporte le quotidien Assabah, la découverte du taxi avec « ses recettes financières intactes » a réorienté les policiers. L’exploitation de vidéos a permis d’isoler une plaque d’immatriculation. Samedi dernier, la police judiciaire de Casablanca et la brigade d’Aïn Chock, appuyées par les renseignements de la DGST, ont fini par interpeller simultanément deux hommes de 40 et 48 ans, l’un à Casablanca et l’autre à Oujda.

La stupéfaction a redoublé à l’annonce du profil des tueurs présumés. Il s’agit en réalité de deux anciens collègues de la victime, exerçant eux aussi la profession de chauffeur de taxi. Pendant de nombreuses années, les trois hommes avaient entretenu une relation de travail particulièrement étroite. Ils siégeaient d’ailleurs ensemble au sein du bureau d’un syndicat local, une organisation dans laquelle le septuagénaire assumait un poste clé.

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Pourquoi cette proximité s’est-elle muée en une haine meurtrière ? La question reste aujourd’hui sans réponse. Le principal suspect refuse toujours de s’expliquer sur les raisons de cette exécution froidement planifiée. Face à cette situation, le parquet a décidé de prolonger la garde à vue des deux individus. « Les investigations se heurtent à leur silence obstiné », obligeant les autorités à poursuivre leurs investigations pour enfin élucider les réelles motivations de ce crime sanglant.