Casablanca : C’est la fin des ralentisseurs sauvages et des « chaises » pour réserver sa place !
La ville de Casablanca s’apprête à adopter une décision réglementaire pour interdire les ralentisseurs anarchiques et l’usage d’obstacles pour réserver des places de stationnement. Cette mesure vise à garantir la sécurité publique et la libre circulation dans la métropole.
Face à la prolifération de « dos d’âne » artisanaux et de barrières improvisées, les autorités locales ont lancé une étude pour réglementer l’espace public. Ces installations sauvages, construites sans autorisation, entravent la circulation et endommagent régulièrement les véhicules dans de nombreux arrondissements de la capitale économique.
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Le projet de décision, qui sera soumis lors de la prochaine session communale, interdit formellement la mise en place de tout obstacle pour s’approprier la voie publique. Qu’il s’agisse de pierres, de chaînes, de jardinières ou de structures en ciment, l’objectif est de mettre fin à la pratique consistant à transformer indûment des portions de rue en parkings privés.
La police administrative communale sera chargée de constater les infractions par procès-verbal. Les contrevenants identifiés recevront un avertissement écrit avant l’enlèvement des obstacles à leurs frais. Les objets saisis, tels que les barils, les chaises ou les barricades métalliques, seront systématiquement envoyés à la fourrière communale en coordination avec les autorités locales.
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Cette offensive réglementaire répond à une augmentation massive des plaintes liées à la pression croissante sur le stationnement dans certains quartiers. En l’absence de fondement légal, certains habitants s’étaient octroyés le droit de faire leur propre loi, dégradant l’esthétique urbaine et la sécurité au détriment de l’intérêt général.