Mosquées au Maroc : La guerre des places au premier rang fait rage pendant le Ramadan
Le fait de réserver des places dans les premiers rangs des mosquées avec des objets personnels suscite un vif débat au Maroc. Entre mérite de la précocité et principe d’égalité, les fidèles s’interrogent sur la légitimité de cet usage.
Durant le Ramadan et les prières du vendredi, un phénomène croissant s’installe : le dépôt de tapis ou de Corans pour « bloquer » des places avant l’heure. Cette habitude perturbe l’organisation traditionnelle des rangs et interroge l’esprit d’égalité qui doit normalement régner dans ces lieux de culte.
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Si arriver tôt est une vertu unanimement reconnue, la réservation sans présence effective est vivement contestée. De nombreux fidèles estiment que les rangs doivent rester ouverts selon la priorité au premier arrivé, affirmant que l’absence physique prive injustement les autres de la possibilité de s’installer au premier rang.
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Bien que certains perçoivent ce geste comme un simple service rendu à un proche, des juristes et des cheikhs rappellent que « le principe de base est que la personne soit elle-même présente ». La mosquée demeure un espace public fondé sur l’humilité absolue et l’équité entre tous les musulmans.