Ramadan 2026 : Le CFCM accuse la Mosquée de Paris de rompre la concertation
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a fustigé la division entourant le début du Ramadan 2026. L’instance défend son choix du 19 février, basé sur le calcul astronomique, face à un revirement unilatéral jugé préjudiciable à l’unité des fidèles.
La polémique enfle depuis que la Grande Mosquée de Paris a fixé le début du jeûne au 18 février, rompant une concertation entamée dès janvier. Le CFCM s’est dit « surpris » par ce choix, y voyant une influence prédominante de l’Arabie saoudite au détriment d’une organisation autonome et transparente du culte musulman en France.
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L’instance réaffirme son attachement au calcul scientifique pour ne plus rester « tributaire des décisions parfois aléatoires de différents pays ». Selon ces données, la lune n’était pas observable avant le 18 février au matin. Commencer le jeûne le 18 revient donc à débuter avant même la réapparition réelle de l’astre dans le ciel.
Ce désaccord ravive les tensions historiques de 2013, perçues comme un « traumatisme » par le CFCM. L’organisation insiste sur l’importance de l’anticipation pour les musulmans vivant dans un pays laïque, où la planification des fêtes est essentielle pour s’harmoniser sereinement avec les contraintes professionnelles et l’environnement social.
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Malgré la fracture, le CFCM rappelle qu’il reste l’instance élue par plus de 1 200 mosquées en France. Tout en appelant à « dédramatiser la situation », il déplore que ce manque de concertation fragilise la cohésion nationale. L’unité et l’intérêt général des fidèles doivent rester la seule priorité face aux interférences étrangères.