Polémique sur le Ramadan : la réponse ferme de la Grande Mosquée de Paris au CFCM
La polémique est née d’une divergence de dates : alors que le CFCM s’appuie sur le calcul astronomique pour fixer le début du Ramadan au 19 février 2026, la Grande Mosquée de Paris a maintenu la tradition de la « Nuit du Doute », annonçant le début du jeûne pour le 18 février.
Pour la Grande Mosquée de Paris, le début du mois sacré ne relève pas d’un arbitrage administratif, mais d’une prescription religieuse stricte.
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« Jeûnez à sa vision et rompez à sa vision. » — Cet enseignement prophétique constitue le socle de la décision de la GMP, qui estime que les institutions ne font qu’annoncer ce que le cycle lunaire détermine.
Face aux arguments du CFCM sur sa représentativité (1 200 mosquées participantes aux élections), la GMP oppose une légitimité de terrain et de durée :
• Ancrage historique : La GMP assure ces annonces depuis près d’un siècle.
• Confiance des fidèles : Elle souligne que la majorité des musulmans de France ont suivi son annonce, signe d’une autorité morale construite sur le long terme.
• Stabilité : La question n’est pas de « gagner » une compétition de représentativité, mais d’offrir des repères stables aux croyants.
La GMP recadre également le débat sur l’influence étrangère (notamment de l’Arabie saoudite) évoquée par le CFCM :
• Pluralisme des écoles : La diversité des méthodes (calcul vs vision) est une richesse de la tradition islamique.
• Souveraineté théologique : La GMP refuse de remettre en cause la sincérité ou la rigueur des autorités religieuses d’autres pays, jugeant une telle critique « théologiquement délicate ».
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Le recteur Chems-eddine Hafiz conclut en rappelant que l’unité ne peut être imposée par décret. Elle doit résulter d’une concertation réelle et d’un respect mutuel des sensibilités. Pour la GMP, l’heure n’est plus à la polémique institutionnelle, mais à l’élévation spirituelle, à la solidarité et à la fraternité.