Après Casablanca, Tanger et Agadir préparent leur grand décollage
La modernisation des aéroports marocains ne concerne pas seulement Casablanca et Marrakech. Dans son programme 2026, l’ONDA prévoit aussi plusieurs chantiers à Tanger-Ibn Batouta et Agadir-Al Massira, deux plateformes stratégiques pour le tourisme, les MRE et le développement du trafic aérien.
Après Casablanca-Mohammed V et Marrakech-Menara, d’autres aéroports marocains se préparent à monter en puissance. Le programme prévisionnel des marchés 2026 de l’Office national des aéroports fait apparaître plusieurs opérations importantes à Tanger-Ibn Batouta et Agadir-Al Massira.
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Ces chantiers ne relèvent pas tous du même registre. Certains concernent les infrastructures lourdes, d’autres les équipements techniques, l’énergie, le traitement des bagages ou encore les systèmes liés à l’exploitation aérienne. Mais ils traduisent une même tendance : le Maroc prépare ses plateformes régionales à absorber davantage de trafic et à fonctionner avec des standards plus élevés.
À Tanger, le programme prévoit le développement des infrastructures aéronautiques, routières et des réseaux divers de l’aéroport Ibn Batouta. Ce marché, prévu en appel d’offres ouvert au deuxième trimestre 2026, concerne directement la capacité de l’aéroport à accompagner la croissance de son activité. La plateforme tangéroise occupe une position stratégique, à la fois pour les liaisons avec l’Europe, les MRE du nord du Maroc et l’écosystème économique de la région.
Tanger se renforce côté bagages, réseaux et énergie
L’aéroport Tanger-Ibn Batouta est aussi concerné par un chantier très concret pour les voyageurs : la fourniture et l’installation d’un système de traitement des bagages.
Le programme mentionne également un complément du réseau de drainage de l’aéroport, ainsi que l’aménagement de l’énergie électrique au nouveau terminal de Tanger-Ibn Batouta. Ces opérations sont moins visibles pour le passager, mais elles sont essentielles pour préparer l’infrastructure à une exploitation plus intense et plus fiable.
La navigation aérienne est également concernée. L’ONDA prévoit la fourniture, l’installation et la mise en service d’une station radar secondaire MSSR Mode-S à l’aéroport Tanger-Ibn Batouta, pour les besoins du contrôle radar d’approche et d’en route. Là encore, le chantier s’inscrit dans une logique de sécurisation et de modernisation de l’exploitation aérienne.
À Agadir, les projets sont tout aussi structurants. Le programme prévoit l’extension de l’aire de mouvement de l’aéroport Agadir-Al Massira. Cette zone, essentielle aux déplacements des avions au sol, conditionne directement la capacité opérationnelle de la plateforme. Une extension de l’aire de mouvement peut permettre de mieux gérer les flux d’appareils, notamment lors des périodes de forte activité touristique.
L’aéroport d’Agadir est également concerné par l’aménagement de l’énergie électrique au nouveau terminal. Le programme mentionne aussi la fourniture et la mise à niveau du balisage lumineux et de l’éclairage des aires de manœuvre.
Agadir prépare son rôle touristique
Pour Agadir, l’enjeu est clair. La ville veut consolider son rôle de grande destination touristique du sud du Maroc. L’aéroport Al Massira est donc un levier important pour accompagner les arrivées internationales, les vols saisonniers, les liaisons low-cost et le trafic lié aux vacances des Marocains résidant à l’étranger.
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Pris ensemble, ces projets montrent que la modernisation aéroportuaire marocaine ne se limite pas aux grands symboles que sont Casablanca-Mohammed V et Marrakech-Menara. Tanger et Agadir avancent aussi, mais sur des chantiers souvent moins visibles : réseaux, énergie, bagages, aires de mouvement, balisage et équipements de navigation.