Un chauffard récidiviste brise la vie d’Amir, 8 ans : sa rééducation coûte 30 000 euros
Percuté sur le ring de Bruxelles par un conducteur alcoolisé et drogué, Amir a perdu à six ans l’essentiel de ses capacités. Aujourd’hui âgé de huit ans, il doit poursuivre une rééducation non remboursée, dont le coût approche 30 000 euros.
La vie d’Amir et de sa famille a basculé le 27 avril 2025, vers minuit et demi. Leur voiture circulait sur le ring de Bruxelles, à hauteur d’Anderlecht, lorsqu’elle a été violemment percutée par un conducteur récidiviste, sous l’effet de l’alcool et de stupéfiants, alors qu’il se trouvait déjà en sursis.
Le petit garçon, alors âgé de six ans, a commencé à convulser avant de sombrer dans le coma. Il a subi plusieurs opérations cérébrales particulièrement lourdes. À son réveil, Amir ne reconnaissait plus ses proches, ne parlait plus et ne pouvait plus se déplacer. Il souffrait notamment d’une hémiplégie du côté droit et avait perdu près de 70 % de sa masse musculaire.
« En quelques secondes, notre petit garçon a tout perdu », raconte sa mère Siham à La Dernière Heure. Pendant le coma de son fils, elle lui avait promis de ne jamais le laisser seul. Depuis l’accident, elle et son compagnon Joffrey vivent entre les hôpitaux, les centres de soins et les démarches auprès des assurances.
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Le 4 juin 2025, Amir a quitté l’Hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola pour intégrer le Centre neurologique William Lennox, à Ottignies-Louvain-la-Neuve. Il y est resté hospitalisé durant treize mois, avec une prise en charge destinée à lui faire récupérer progressivement sa motricité, son langage et davantage d’autonomie.
La famille a déjà vu ce que représente le long combat d’une mère pour son fils resté huit ans dans le coma. Pour Amir, chaque progrès dépend désormais d’une rééducation intensive et régulière.
Une nouvelle opération du crâne en octobre
À sa sortie du centre, le 3 juillet 2026, sa mère l’a inscrit à un stage intensif de six semaines dans un établissement spécialisé à Anvers. Mais ce programme, jugé essentiel pour préserver les progrès réalisés, n’est pas pris en charge par les assurances. Son coût atteint près de 30 000 euros.
Siham et Joffrey ont donc ouvert une cagnotte. Pour obtenir de l’aide, ils ont dû rendre publiques des images montrant Amir dans les moments les plus douloureux de son hospitalisation. Une exposition que sa mère dit avoir acceptée uniquement pour donner à son fils toutes les chances de récupérer.
Le parcours médical d’Amir est par ailleurs loin d’être terminé. La greffe de son volet crânien n’ayant pas pris, il devra être opéré de nouveau en octobre. Les chirurgiens devront lui poser un volet artificiel, lors d’une intervention que ses parents redoutent déjà.
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La famille vit aussi très mal la situation judiciaire. Dans l’attente de son procès, le conducteur mis en cause n’aurait subi qu’un retrait de permis. « Il a la chance de pouvoir rentrer chez lui tous les soirs », déplore Siham, alors que les proches d’Amir vivent depuis seize mois au rythme des soins et des hospitalisations.
Un événement caritatif, le « Beat Dance Battle », est organisé vendredi 28 août au Motown Concert de Saint-Josse, à Bruxelles. Les recettes doivent contribuer à financer la rééducation neurologique d’Amir, qui assistera à cette journée avec sa famille.