Colloque à Tanger sur l’ALE maroco-américain

- 10h40 - Maroc - Ecrit par :

Comment le Maroc peut-il tirer le meilleur parti de son accord de libre-échange (ALE) avec les Etats-Unis ?" est l’intitulé d’un colloque animé, samedi à Tanger, par un important panel d’universitaires et d’experts marocains et étrangers.

Initiée par la légation américaine, cette rencontre a été l’occasion pour passer en revue les différentes facettes du nouvel accord, conclu en mars dernier après sept rounds de négociations, ses enjeux et perspectives, ses répercussions sur le marché du travail au Maroc et les opportunités qu’il promet pour les exportations marocaines.

A ce propos, M. Ameziane Houdaifa, directeur de l’Ecole nationale de gestion et de commerce de Tanger, a présenté un exposé sur la teneur de cet accord qui, entamé en janvier 2003, constitue le 2ème du genre à être signé par un pays arabe avec les USA et le premier avec un pays africain.

Ce traité, qui devra induire des transformations de taille sur le tissu productif national en terme de diversification des débouchés, de promotion de l’investissement et d’accélération des réformes, est une opportunité inédite que l’économie marocaine se doit de saisir d’autant plus qu’il garantit un accès presque immédiat au marché américain à plus de 90 pc des produits marocains, a-t-il estimé.

S’il est vrai que cet accord ne pourra pas déstructurer le tissu productif national en raison de la faiblesse du volume des échanges entre les deux pays (850 millions de dollars, en 2003, soit moins de l’équivalent des échanges entre le Mexique et les USA en deux jours), il n’en demeure pas moins que l’entreprise marocaine doit s’atteler, dès à présent, à la modernisation de ses structures compte tenu de l’échéance de l’entrée en vigueur, en janvier 2005, de l’accord de libre échange avec l’Union européenne, a-t-il soutenu.

Pour sa part, Michael Castellano, conseiller américain à la Chambre des représentants, a mis l’accent sur l’importance d’inclure dans le texte de l’accord les normes de l’Organisation internationale du travail (OIT) portant sur le droit à l’organisation/association, le droit à un accord collectif, la prohibition du travail des enfants, la prohibition de la discrimination dans l’emploi et la prohibition du travail forcé.

Tout en se félicitant de la teneur des réformes engagées en ce sens, en juillet dernier, il a estimé qu’en souscrivant aux normes de l’OIT, le Maroc ne peut que conforter davantage son leadership à l’échelle du monde arabe et contribuer, ce faisant, à impulser le changement dans l’ensemble de la région.

Pour sa compatriote, Mme Melani Cammett, de l’Université de Brown, si l’accord est motivé par des mobiles politiques indéniables, il n’empêche que les entreprises marocaines peuvent en tirer le meilleur pari pour peu qu’elles sachent se constituer en grappes (clusters), initier de nouvelles formes de partenariat à l’échelle internationale et mettre à profit la position géostratégique du pays à la jonction de deux mers et de deux continents.

Dans cette optique, M. Mohamed Bensouda, directeur de l’International Exécutive Service Corps (IESC), a donné un exposé sur l’importance du programme américain "Morocco Fast Track Trade (MFTT)" qui, lancé en octobre dernier avec un budget de 6 millions de dollars, se propose d’assurer une assistance technique, logistique et technologique aux entreprises marocaines désireuses de pénétrer le marché américain.

Après avoir fait l’état des lieux du secteur agricole national et livré un aperçu sur des détails techniques de l’accord, M. Mohamed Ait Kadi, membre de l’équipe marocaine des négociateurs, a souligné l’urgence d’entamer des réformes pragmatiques notamment en matière de capitalisation des ressources humaines, de développement rural, de révision du rôle de l’Etat pour drainer davantage d’investissements et de valorisation optimale des potentialités du secteur.

Placée sous le signe "le traité de libre échange maroco-américain", cette rencontre est une initiative conjointe de la légation américaine, la Fondation Tanger-Al Madina et le conseil national pour la réhabilitation de la cité historique de Tanger en partenariat avec la Chambre de commerce américaine au Maroc.

MAP

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