Coupe Davis : une fin de match chaotique entre le Maroc et la Colombie, des sanctions possibles
Le barrage de Coupe Davis entre le Maroc et la Colombie s’est achevé dans la confusion totale dimanche à Casablanca. La victoire décisive de Nicolas Mejia a déclenché des jets de bouteilles et de vives altercations, sur fond d’accusations de provocations mutuelles.
La rencontre, qualificative pour le groupe mondial, a viré à l’affrontement sur la terre battue après la balle de match. Vainqueur de Reda Bennani en trois sets, le Colombien Nicolas Mejia a célébré son succès en portant l’index à sa bouche, intimant l’ordre au public de se taire. Ce geste, perçu comme une provocation par les spectateurs locaux, a provoqué une réaction immédiate et hostile : une pluie de bouteilles s’est abattue sur le court, tandis que les délégations des deux pays s’invectivaient au centre du terrain.
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Ciblé par les critiques, le 177ᵉ joueur mondial a rapidement pris la parole sur les réseaux sociaux pour justifier son attitude, décrivant un climat délétère. « Vous n’avez aucune idée de ce qu’il se passait sur le terrain et de ce qu’ils me criaient dessus », a-t-il écrit, dénonçant des insultes constantes visant sa famille et son équipe. S’il reconnaît que sa célébration n’était « sans doute pas des plus élégantes », il maintient avoir simplement « laissé libre cours à sa frustration » face à l’hostilité ambiante.
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La tension ne s’est pas limitée aux tribunes. Le joueur sud-américain a également mis en cause l’attitude de ses adversaires, affirmant avoir reçu des insultes de la part de l’équipe marocaine et de son capitaine durant la partie. Des vidéos circulant en ligne attestent de la confusion régnant lors de la sortie des joueurs, sous les huées d’un stade en ébullition.
Si la qualification sportive de la Colombie n’est pas remise en cause, ces débordements pourraient entraîner des suites disciplinaires. La Fédération internationale de tennis (ITF) devrait se saisir du dossier pour examiner les incidents. Des sanctions, allant de l’amende à des mesures plus strictes, pourraient être prononcées à l’encontre des fédérations ou des individus impliqués dans ces scènes de désordre.