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Don et transplantation d’organes : le Maroc à la traîne

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16 octobre 2020 - 05h40 - Société

Le Maroc est à la traîne en matière de greffes d’organes. Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette situation.

Confusion, anxiété, psychose, crainte vague, réticences psychologiques, méconnaissance de la législation du point de vue de la religion, rareté de la discussion et de l’information représentent entre autres les barrières de la transplantation dans le royaume. En attendant une meilleure compréhension de cet acte de générosité et de solidarité, l’heure est à la sensibilisation. Le 17 octobre, journée mondiale de la transplantation d’organes devrait être mise à contribution pour sensibiliser davantage la population sur l’importance de cet acte, rapporte Apanews.

Selon l’Association marocaine de lutte contre les maladies rénales, le Maroc a connu sa première transplantation rénale avec donneur vivant en 1986. Depuis 34 ans, le Royaume a réalisé 630 greffes rénales, dont 60 à partir de sujets en état de mort encéphalique, soit environ 17 greffes par million d’habitants depuis 1990. Quant aux candidats éventuels aux dons d’organes après la mort, ils sont quasiment rares. La même source précise que quelque 1100 personnes, dont plus de 700 à Casablanca se sont inscrites depuis 1989 aux registres de don d’organes après leur décès.

Pour les membres de l’association, il est urgent de faire face à l’ampleur de la demande, à la défaillance des moyens et de la logistique, à l’insuffisance de la formation des soignants et de l’information de la population.
Rappelant le nombre de personnes à transplanter et les 32 000 dialysées en quête d’une qualité de vie, l’association a invité chaque Marocain à promouvoir la solidarité.

Mots clés: Santé , Coronavirus au Maroc (Covid-19)

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