Drogue du Maroc, argent à Dubaï : un réseau démantelé en région parisienne
Neuf personnes ont été écrouées après la chute d’un réseau criminel. Opérant depuis l’Essonne, cette organisation importait d’importantes quantités de stupéfiants marocains et blanchissait ses profits vers Dubaï, dissimulant ses activités derrière l’import-export de produits marins.
Les investigations ont révélé une logistique parfaitement rodée pour acheminer la marchandise jusqu’en France. La drogue franchissait la péninsule ibérique dissimulée dans les doubles fonds des remorques de poids lourds. Pour masquer ces opérations illégales, le réseau utilisait une société de transport basée à Wissous, officiellement spécialisée dans les produits de la mer. Une fois arrivés en région parisienne, les stupéfiants — dont les volumes acheminés sont estimés entre 500 kilos et plus d’une tonne pour la résine, et jusqu’à 400 kilos pour la cocaïne — étaient redistribués localement ou expédiés vers la province.
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L’argent généré par ce trafic international nécessitait un vaste système de dissimulation financière piloté par Nuwan K., identifié comme la tête pensante du blanchiment. Les espèces collectées physiquement par une « mule » transitaient par un appartement des Ulis avant d’être exfiltrées. Les capitaux atterrissaient aux Émirats arabes unis, où le suspect gérait une florissante agence de location de véhicules à Dubaï. Ce train de vie fastueux, incluant une luxueuse résidence en Thaïlande et de fréquents voyages, a attiré l’attention des enquêteurs, rapporte Le Parisien.
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Le coup de filet décisif est intervenu fin mai, lors de l’arrivée d’une cargaison transférée dans un véhicule utilitaire à Villebon-sur-Yvette. Les policiers y ont découvert 520 kilos de cannabis, tandis que la perquisition au domicile de Nuwan K. a permis de saisir 231 800 euros en liquide, ainsi que des montres et vêtements de grandes marques. Les interpellations se sont enchaînées dans plusieurs gares, aéroports et communes franciliennes. Parmi les neuf suspects placés en détention, seul l’ancien restaurateur chargé de la collecte a reconnu les faits pour éponger des dettes personnelles. Les autres individus contestent leur implication ou gardent le silence.