Les États-Unis suspendent les visas d’immigration pour les Marocains !
Le gouvernement des États-Unis a annoncé la suspension du traitement de tous les visas d’immigration pour les ressortissants de 75 pays, dont le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Cette mesure, révélée par le Département d’État et un mémorandum interne, entrera en vigueur le 21 janvier 2026 pour une durée indéterminée.
L’administration fonde cette décision sur le renforcement des contrôles migratoires via la clause de « charge publique ». Ce texte de loi permet de refuser un visa ou un titre de séjour à un demandeur s’il est jugé susceptible de dépendre de l’aide de l’État pour subvenir à ses besoins.
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Les agents consulaires ont reçu instruction d’évaluer les dossiers selon plusieurs facteurs restrictifs :
• Situation financière : capacité à s’autofinancer sans recours à l’assistance sociale.
• État de santé : les personnes souffrant d’obésité ou de pathologies lourdes sont spécifiquement visées.
• Profil démographique : l’âge (personnes âgées) et le niveau de maîtrise de la langue anglaise.
• Antécédents : avoir déjà bénéficié d’aides étatiques ou avoir été institutionnalisé.
Liste des pays concernés et exceptions
Le Département d’État justifie cette liste par le fait que les pays visés auraient un niveau de recours à l’assistance sociale américaine jugé « inacceptable ». Parmi les 75 nations concernées figurent notamment :
• Maghreb et Moyen-Orient : Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Jordanie, Liban, Libye, Syrie, Irak, Yémen.
• Afrique : Sénégal, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Nigeria, Éthiopie, Somalie.
• Amériques : Uruguay, Brésil, Colombie, Cuba, Haïti, Guatemala.
• Eurasie : Russie, Albanie, Arménie, Ouzbékistan.
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L’administration a précisé que les exceptions à cette suspension seront « très limitées ». Elles ne seront accordées qu’aux demandeurs capables de prouver de manière formelle qu’ils ne constitueront pas une charge pour les finances publiques américaines. Le communiqué conclut que cette mesure s’inscrit dans la politique « America First » de l’administration de Donald Trump, visant à protéger les ressources de l’État.