Une étudiante marocaine échappe à la galère du logement en France
Alors que beaucoup d’étudiants peinent à trouver un logement en France, Compiègne fait figure d’exception. Maria, venue de Casablanca, a choisi une chambre Crous à 280 euros pour limiter ses dépenses et éviter les démarches compliquées.
Pour beaucoup de familles, la recherche d’un logement étudiant en France ressemble à un parcours d’obstacles. À Compiègne, dans l’Oise, la situation paraît pourtant bien différente. Malgré plus de 5 000 étudiants, l’offre de logements reste suffisante, selon Le Parisien.
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Maria, qui habite Casablanca, a choisi de passer par le Crous pour se loger. Une solution moins chère et plus simple pour elle. « Je n’ai pas envie de démarcher tout un tas de propriétaires et cela va revenir cher », explique-t-elle. Avec ses parents, elle a donc opté pour cette option, d’autant que le loyer annoncé est de 280 euros. « Ça va me permettre de vivre mieux », ajoute-t-elle.
À Compiègne, l’offre repose sur plusieurs dispositifs. Les trois résidences du Crous proposent 654 chambres et studios. L’Alesc, le service de logement étudiant de l’Université de technologie de Compiègne, gère aussi deux résidences, soit 600 logements, ainsi qu’environ 1 200 propositions dans le privé. À cela s’ajoutent les annonces de particuliers diffusées en dehors de ces circuits.
La ville accueille environ 4 500 étudiants à l’UTC, 600 à l’École supérieure de chimie organique et minérale, ainsi que des étudiants de l’IFSI et d’une école de commerce. Mais, entre stages, alternance et départs à l’étranger, tous ne sont pas présents toute l’année. Résultat : le marché local reste moins tendu que dans d’autres grandes villes universitaires.
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Le Crous assure qu’aucune tension particulière n’est observée une fois la rentrée universitaire passée. Une nouvelle résidence doit même ouvrir en septembre 2027 dans l’ancienne caserne de Royallieu, avec 69 studios supplémentaires. Pour les étudiants venus du Maroc avec un budget serré, Compiègne apparaît ainsi comme une rare exception : une ville universitaire française où se loger reste encore possible sans s’épuiser dans les recherches.