Le FBI prépare sa plus grande opération avec l’aide du Maroc
Le Mondial 2026 représente un défi sécuritaire sans précédent pour les États-Unis. Face à l’ampleur de la compétition, les agences américaines s’appuient sur l’expertise internationale, intégrant activement les services de renseignement et de police marocains dans leur dispositif.
Avec trois millions de visiteurs attendus, 48 équipes et onze stades à sécuriser, cette Coupe du monde nord-américaine exige une logistique colossale. Le FBI, en charge du renseignement intérieur, doit procéder à 300 000 vérifications d’antécédents pour le personnel et les joueurs. Son directeur, Kash Patel, a d’ailleurs précisé à l’agence Reuters qu’il s’agissait « probablement de la plus grande opération de l’histoire du FBI ». Pour contrer les risques liés au terrorisme ou aux drones tactiques, un vaste centre d’opérations a été activé en Virginie. Il centralise en temps réel les informations des forces de l’ordre de 46 pays participants, à l’exception de l’Iran et d’Haïti.
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C’est au sein de ce pôle de coordination, situé à Leesburg, que Kash Patel s’est rendu ce mardi. Le patron du FBI y a rencontré la délégation conjointe de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Lors de sa prise de parole, il s’est félicité de la qualité de cette mobilisation transfrontalière. Le responsable a qualifié cette synergie de modèle, prouvant la solidité des alliances sécuritaires tissées avant le lancement du tournoi.
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Cette intégration étroite résulte de plusieurs mois de préparation sur le terrain. En janvier 2025, une délégation du FBI s’était déplacée à Rabat pendant la Coupe d’Afrique des Nations. Lors de rencontres au complexe Prince Moulay Abdellah et au stade Moulay El Hassan, les experts américains avaient minutieusement examiné les protocoles de sécurité locaux. Caméras haute définition, systèmes anti-drones, brigades équestres et unités canines avaient été passés au crible. Les autorités américaines souhaitaient s’imprégner de cette capacité à concilier haute sécurité et ambiance festive, une expérience jugée déterminante pour l’organisation des Mondiaux 2026 et 2030.