Après la finale Sénégal-Maroc, de nouvelles révélations relancent le débat

- 16h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

La récente réunion de la CAF a tourné au fiasco. Face aux polémiques de la CAN 2025, les dirigeants ont exigé des réformes urgentes, ciblant particulièrement l’arbitrage et le secrétariat général, contraignant Patrice Motsepe à écourter les débats.

L’onde de choc de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal continue de secouer la Confédération africaine de football. La dernière réunion du bureau exécutif, marquée par l’absence physique de figures de proue comme Fouzi Lekjaa ou le secrétaire général Véron Mosengo Omba, s’est transformée en véritable fronde. Déstabilisé par la colère de plusieurs membres, le président Patrice Motsepe a passé quatre heures embourbé sur le seul bilan de la compétition marocaine, se retrouvant incapable d’aborder les neuf autres points urgents inscrits à l’ordre du jour.

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Le cœur de la tempête se situe au niveau de la commission des arbitres. Son président, le Congolais Safary, a fait des révélations stupéfiantes devant ses pairs, avouant que l’administration de la CAF avait choisi les officiels du tournoi sans le consulter. Plus grave encore, il a reconnu avoir donné des consignes strictes pour ne pas avertir les joueurs sénégalais ayant quitté le terrain lors de la finale, assumant cette entorse au règlement pour éviter l’interruption définitive du match. Face à ces dysfonctionnements majeurs, de nombreux dirigeants ont fermement exigé la dissolution pure et simple de cette commission, fait savoir Winwin.

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Outre le naufrage arbitral, les critiques ont ciblé la gouvernance globale de l’instance. Les membres ont réclamé la révocation du secrétaire général et dénoncé la prise de décisions unilatérales, un climat de défiance exacerbé par les plaintes de Samuel Eto’o concernant sa propre suspension. Acculé, Patrice Motsepe a dû clore prématurément la séance. Lors de la conférence de presse qui a suivi, il a tenté de faire bonne figure en confirmant le maintien de la CAN 2027 en Afrique de l’Est et en annonçant une future extension du tournoi à 28 équipes, laissant dans l’ombre les dossiers épineux restés sans réponse.