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France : une affaire de go-fast entre le Maroc et la France devant la justice

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23 août 2019 - 08h40 - Monde

Deux hommes soupçonnés d’avoir participé à au moins un go-fast entre le Maroc et la Belgique et, interpellés le 22 octobre 2018 près de Bayonne, ont été maintenus en prison, alors qu’ils demandaient, le mercredi 21 août 2019, leur remise en liberté.

Les résultats des dernières enquêtes ne permettent pas de dédouaner en réalité ces deux mis en cause. En effet, après la découverte par les enquêteurs de 250 kg de résine de cannabis, dissimulés dans deux voitures, le 12 mars 2018, dans une ferme isolée de Saint-Georges-des-Gardes, dans les Mauges, un juge d’instruction angevin, saisi de l’affaire, a décidé d’ouvrir une information judiciaire.

Ainsi, grâce à des écoutes téléphoniques mises en place, des véhicules ont été pistés, des suspects identifiés et suivis à la trace, grâce aux techniques de géolocalisation, rapporte Courrier de l’ouest. A travers cet arsenal mis en place, le constat a été fait selon lequel le groupe de trafiquants a effectué six à sept allers-retours, en quelques mois, entre le Maroc et la Belgique, via les Mauges et Cholet. Ainsi, les éléments du groupe se procuraient de la résine de cannabis au Maroc avant de l’importer et de la distribuer en France et en Belgique, indique la même source.

L’aboutissement de cette enquête a également permis de mettre la main sur un go-fast et quatre individus en possession de 152 kg de résine de cannabis. Le mercredi 21 août 2019, le conducteur de la voiture ouvreuse, supposée prévenir de la présence des forces de l’ordre, et le chauffeur de la voiture "balai" ont demandé leur remise en liberté.

Cependant, les arguments de leurs avocats n’ont pu convaincre les magistrats de la chambre de l’instruction qui ont simplement décidé de leur maintien en détention.

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