Hassan Kherbach tué en France : sa famille attend justice depuis neuf ans
Neuf ans après la mort d’Hassan Kherbach à Nangis, en Seine-et-Marne, sa famille espère enfin obtenir des réponses. Ce père de trois enfants d’origine marocaine avait été mortellement blessé en 2017 alors qu’il tentait d’apaiser une rixe.
Le procès s’ouvre ce mardi 7 juillet devant la cour criminelle départementale de Melun. Pour la famille d’Hassan Kherbach, c’est l’aboutissement d’une attente interminable, marquée par la douleur, la colère et le sentiment d’avoir été laissée trop longtemps sans réponse.
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Hassan Kherbach, 47 ans, père de trois enfants, est mort dans la nuit du 13 au 14 juillet 2017 à Nangis, en Seine-et-Marne. Selon les éléments du dossier rapportés par Le Parisien, il aurait été frappé alors qu’il tentait de calmer une violente altercation dans le quartier de la Mare-aux-Curées.
La principale accusée, Suna E., 54 ans, comparaît jusqu’au 10 juillet pour violences avec usage d’une arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner et transport sans motif légitime d’arme blanche. Elle risque jusqu’à 20 ans de prison. Son mari et leur fils sont également jugés, notamment pour violences aggravées et transport d’arme blanche.
Le soir du drame, Nangis célébrait la fête nationale avec quelques heures d’avance. Après le feu d’artifice, une bagarre aurait éclaté sur un parking entre le fils de Suna E. et des jeunes du quartier. Le père serait descendu pour lui porter secours, avant d’être lui-même agressé et de tomber inconscient.
Une intervention qui vire au drame
La mère serait alors arrivée à son tour sur les lieux, armée d’un couteau et d’une feuille de boucher. Elle aurait effectué des gestes pour repousser les assaillants. C’est dans ce contexte confus qu’Hassan Kherbach, qui rentrait d’une soirée passée avec des amis, se serait approché pour tenter d’apaiser la situation.
Dans des circonstances que le procès doit désormais éclaircir, le père de famille s’est retrouvé face à l’accusée dans l’encadrement d’une porte. Il a reçu plusieurs coups, dont l’un a touché une artère fémorale. Il s’est effondré dans une mare de sang.
Transporté par les secours à l’hôpital de Provins, Hassan Kherbach est décédé à 2h20. Quelques jours plus tard, près de 600 personnes avaient participé à une marche blanche à Nangis, en présence de sa fille aînée Sarah, alors âgée de 10 ans, qui portait le portrait de son père.
La remise en liberté de Suna E. après moins d’un an de détention provisoire, pour raisons médicales, avait ravivé la douleur de la famille. Hassan Kherbach était décrit comme un homme connu et apprécié dans cette commune de près de 9 000 habitants.
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Neuf ans plus tard, ses proches espèrent que l’audience permettra de comprendre ce qui s’est réellement passé ce soir-là. Son épouse Malika avait résumé l’attente de la famille en quelques mots : elle veut que « justice soit faite ».