L’ingénierie indienne s’invite à Casablanca

- 19h24 - Maroc - Ecrit par : L.A

C’est l’offensive asiatique sur le Maroc ces jours-ci. Après les chinois qui ont tenu leur premier salon à Casablanca, c’est le tour des indiens. Il s’agit d’une délégation de 14 membres du Conseil de promotion d’exportation des produits mécaniques et industriels (EEPC) d’Inde qui s’est déplacée à Casablanca.

Arrivée au Maroc le 22 novembre, la délégation a d’abord été reçue à Rabat par le DG de la Chambre de commerce et d’industrie de la capitale. Ensuite, durant 2 jours, les hommes d’affaires et ambassadeurs des secteurs les plus dynamiques (industrie et mécanique) étaient à disposition des entrepreneurs marocains pour leur proposer l’importation de leurs produits. Le déplacement en valait la peine. Les produits à importer sont issus des industries mécanique et industrielle indiennes qui ont une bonne place sur le marché mondial.

Ainsi, des climatiseurs, pièces automobiles…, made in India, tentaient de trouver preneur. « Il s’agit de notre première mission », expliquait A.A.Kazmi, le coordinateur de déplacement dont la première étape a eu lieu en Algérie. Pour lui, les technologies d’information, les machines agricoles, les produits pharmaceutiques, et même le tourisme, seraient des opportunités pour les entreprises indiennes.

Près de 400 sociétés marocaines ont reçu l’invitation à cette mission. Pour le premier jour, 40 entreprises étaient venues découvrir les opportunités offertes par leurs acolytes asiatiques. Parmi elles, Renault, Bâtima et l’ONCF. Selon les explications de Pankaj Chadha, le chef de la délégation, les sociétés indiennes représentées seraient toutes certifiées. Leurs activités sont un moteur pour l’économie indienne et elles exportent vers plus de 40 pays dont l’Europe et les Etats-Unis. « Nos produits sont de la même qualité que ceux européens ou américains », explique Chadha. Le plus important est que « nos prix sont moins chers de 10 à 40% », ajoute ce dernier.

D’ailleurs, les produits d’ingénierie représentent 20% des exportations indiennes pour un bénéfice de plus de 20 milliards de dollars. Les hommes d’affaires s’étaient montrés confiants en leur mission du fait de la nature des projets en cours, notamment pour le transport et l’automobile. Par ailleurs, la langue représente encore une barrière pour le développement des relations économiques entre les deux pays. « La plupart des appels d’offres sont soit en arabe, soit en français. Nous nous sentons exclus », confie le manager d’une société de machinerie industrielle. Cela n’a pas empêché pour autant le business.

Les hommes d’affaires indiens préfèrent rester pour l’instant discrets sur les contrats signés avec leurs homologues marocains. Rajiv Kumar, chef export d’une société de tracteurs agricoles, en est un. Son accord avec un distributeur marocain est en cours de finalisation. Il exporte déjà plus d’un million de tracteurs/an. « Ce n’est que le commencement », avertissent les organisateurs. « Il reste beaucoup à faire sur le marché marocain », s’impatientent ces derniers. Espérons qu’il ne s’agira pas d’une pâle mission.

L’Economiste - Sara Badi

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