IPTV pirate en Belgique : les utilisateurs marocains bientôt privés de chaînes ?

- 11h00 - Belgique - Ecrit par : Mohamed A.

Sous l’impulsion d’Europol et des parquets européens, la Belgique intensifie sa lutte contre les réseaux de streaming illégal. Des opérations d’envergure ciblent désormais les fournisseurs de boîtiers pirates, menaçant un marché en pleine expansion dans le pays.

La pression s’accentue sur les réseaux de diffusion illégale de contenus télévisuels en Belgique. Poussée par la France, l’Italie et l’Espagne via Europol, l’Inspection économique locale multiplie les offensives et vient d’ouvrir quatre nouvelles enquêtes visant des distributeurs clandestins. Ces investigations ciblent en priorité les fournisseurs et les structures commerciales frauduleuses qui approvisionnent environ 8 650 utilisateurs de ces services.

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Ce coup d’accélérateur s’est récemment concrétisé par le démantèlement du vaste réseau Noos+, suite à une plainte déposée par la chaîne Canal+. Le fondateur présumé de cette structure a été interpellé sur le sol belge le 2 juin dernier, entraînant la saisie de vingt serveurs à travers l’Europe et la coupure immédiate des accès pour 250 000 abonnés qui déboursaient sept euros par mois pour accéder aux programmes. De nombreux Marocains de Belgique utilisent ce protocole pour regarder les chaines marocaines.

Si les têtes pensantes sont directement visées, les consommateurs finaux ne semblent pas inquiétés par des sanctions judiciaires pour le moment. Des observateurs du secteur estiment que les parquets nationaux, déjà débordés, ont d’autres priorités criminelles. De plus, d’anciens intermédiaires affirment que l’arrêt d’un réseau ne refroidit pas les clients, ces derniers migrant rapidement vers d’autres offres pirates concurrentes.

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En parallèle, des enquêtes pour contrefaçon se poursuivent concernant des commerces physiques soupçonnés de vendre des abonnements sous le comptoir, notamment à Wavre et Gosselies. D’après les informations de Sudinfo, de précédentes vagues de perquisitions avaient déjà permis de confisquer 3 500 décodeurs numériques et d’identifier plus de 115 000 usagers grâce aux fichiers clients saisis en boutique.