L’ironie cruelle du climat : la pluie qui a sauvé le Maroc attire un nouveau fléau

- 18h00 - Maroc - Ecrit par : Betty de G.

Après des années de sécheresse, les récentes précipitations dans le sud-est marocain ont fait reverdir les pâturages. Mais cette humidité providentielle a provoqué une invasion massive de criquets pèlerins, menaçant désormais les récoltes et le tourisme à Errachidia.

Les récentes pluies ont offert un répit inespéré à la région de Drâa-Tafilalet, permettant aux terres de se régénérer. Cependant, cette humidité a créé des conditions climatiques idéales pour la prolifération rapide des criquets pèlerins à travers les étendues semi-désertiques. Les essaims s’installent désormais dangereusement près des oasis de la province d’Errachidia, rapporte Hespress.

Sur Bladi.net : Maroc : alerte aux criquets pèlerins

L’ampleur du phénomène alarme les populations locales, qui n’avaient pas fait face à une telle invasion depuis deux décennies. Mohamed Amine Jelili, un riverain, confirme qu’il s’agit de la plus grande concentration d’insectes vue ces dernières années. « Les résidents suivent de près la situation en raison de la densité des essaims et des vastes étendues qu’ils ont traversées », témoigne-t-il, craignant une prolifération incontrôlée.

Ces nuées représentent un péril direct et immédiat pour les précieuses récoltes de dattes de ces zones écologiquement sensibles. Le travail des familles dépendant exclusivement de l’agriculture et de l’élevage risque d’être anéanti. Othman Ouachaouch, un professionnel de la région, résume l’angoisse ambiante : « Les champs et les terres de pâturage ont commencé à se remettre après des années de sécheresse, mais les criquets pourraient détruire une partie considérable des cultures en très peu de temps. »

Sur Bladi.net : L’invasion des criquets pèlerins : le Maroc doit se préparer au pire

Outre le désastre agricole, c’est toute l’économie locale qui vacille. Les habitants redoutent que la destruction de la couverture végétale n’altère durablement les paysages emblématiques de la région. Comme le souligne Othman Ouachaouch, cette dégradation environnementale impacterait sévèrement l’attractivité du territoire et porterait un coup dur aux activités liées au tourisme écologique et oasien.

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