Madrid contre une campagne pour l’indépendance du Sahara

- 18h26 - Espagne - Ecrit par :

Le chef de la diplomatie espagnole n’a pas ménagé ses critiques envers "les détracteurs" de la politique actuelle de son pays (concernant le Sahara) qui "veulent mettre l’Espagne à la tête d’une campagne internationale en faveur de l’indépendance" de cette ancienne colonie espagnole, dans une lettre ouverte, publiée par le journal El Mundo et relayée mardi par l’agence officielle marocaine MAP.

Il a taxé d’"irresponsables" ceux qui "ne comprennent pas la nécessité objective, pour l’Espagne, de maintenir des relations cordiales d’amitié et de coopération avec le Maroc" et ceux qui "misent sur une crise profonde" des relations entre les deux pays au sujet du Sahara.

L’Espagne ne peut pas prendre parti pour l’une ou l’autre option, aucun gouvernement espagnol ne l’a fait, a t-il rappelé, toujours cité par l’agence marocaine.

"Ce n’est pas l’Espagne qui possède la clef de la solution, mais ce sont les parties avec l’aide des Nations unies", a t-il souligné, observant que le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas eu jusqu’à présent l’intention et il n’est pas prévisible qu’il l’ait, d’imposer, de manière contraignante, une formule de règlement.

"Seule peut aboutir une formule qui, tout en respectant la légalité internationale, soit mutuellement acceptable par les parties ainsi reconnues par les Nations unies", a t-il ajouté.

Le ministre a également critiqué "les voix qui regrettent la vieille politique déclarée qui consistait à réitérer d’une manière tout à fait routinière notre attachement à une solution juste, durable et conforme à la légalité internationale, représentée par les résolutions de l’ONU".

Tout en rappelant que "cette neutralité passive (...) recevait le consentement général de la classe politique et de la société civile", M. Moratinos, cité par MAP, a affirmé que l’actuel gouvernement espagnol et le ministère des Affaires étrangères ont "adopté une attitude d’engagement actif qui cherche avant tout à faire sortir le processus international de règlement au Sahara de l’impasse.

M. Moratinos a mis en exergue le travail mené par la diplomatie espagnole pour amener l’Onu à "exercer avec vigueur ses responsabilités dans le processus de règlement du conflit", se félicitant, à cet égard, de la nomination par le secrétaire général des Nations unies d’un envoyé personnel dans la région en la personne du diplomate néerlandais Peter Van Walsum.

Cette question est toujours dans l’impasse en raison des divergences entre le Maroc et le front Polisario sur la souveraineté sur ce territoire, contrôlé par le royaume chérifien depuis près de 30 ans.

Panapress

  • Zapatero : une solution politique au Sahara est 'urgente'

    Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero a souligné, jeudi à Madrid, "l'urgence" d'une solution politique et d'un accord dans le cadre de l'ONU pour résoudre la question du Sahara.

  • Sahara : La France prône un dialogue politique direct entre Rabat et Alger

    La France est convaincue qu'un dialogue politique direct entre Rabat et Alger, est de nature à régler la question du Sahara, a affirmé le ministre français des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy. "Nous sommes convaincus, comme l'Espagne et d'autres partenaires, qu'un dialogue politique direct entre Rabat et Alger sur cette question est de nature à favoriser le règlement du conflit", a-t-il précisé dans un entretien au quotidien Le Matin du Sahara et du Maghreb.

  • L'Espagne pour la prolongation du mandat de la Minurso

    L'Espagne est en faveur de la prorogation du mandat de la MINURSO au Sahara dans l'objectif de favoriser "la nouvelle dynamique" que Madrid est en train de promouvoir en faveur d'une solution définitive du conflit du Sahara, a indiqué, mercredi, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos.

  • Sahara : La France soutient une solution politique négociée

    Le ministère français des Affaires étrangères a réaffirmé, jeudi, la "position constante" de la France concernant la question du Sahara, se déclarant de nouveau pour une "solution politique négociée et acceptable par toutes les parties, dans le cadre des Nations Unies".

  • Barcelone - Sahara : manifestations marocaines

    Des centaines de Marocains vivants dans les régions espagnoles de Catalogne, Aragon et Valence ont organisé dimanche après-midi à Barcelone, une manifestation pour dénoncer la campagne anti-marocaine menée par l'Algérie et par des secteurs soutenant le Polisario au sujet de la question du Sahara.

  • La France et le dossier du Sahara

    « La France serait le seul membre permanent du Conseil de sécurité à accueillir avec réticence le projet de résolution des Etats-Unis et aurait choisi l'abstention. Les milieux diplomatiques seraient en revanche convaincus que Paris n'irait pas jusqu'à user de son droit de veto pour bloquer le document américain », écrivaient « El Pais » et « A.B.C », deux quotidiens espagnols, en juillet 2003.

  • Maroc-Canaries : pas d'accord sur l'espace maritime

    « Le gouvernement d'Espagne n'a conclu aucun accord pour la délimitation des espaces maritimes des Canaries et il n'est pas prévu que les prochaines discussions aboutissent à des résultats allant dans le sens de ce type d'accord ». La déclaration a été faite, mercredi, devant le sénat de son pays, par le ministre espagnol des Affaires étrangères.

  • La machine onusienne se remet en marche

    Le Néerlandais Van Walsum, 71 ans, a été nommé envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU au Sahara. Sa mission : « consulter les parties et les Etats de la région afin de sortir de l'impasse actuelle et trouver une solution politique à la question du Sahara ».

  • Sahara : L'Espagne appelle à une solution rapide

    Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a affirmé mercredi 28 juin que son pays appelle à une solution "rapide, juste et définitive" du conflit du Sahara.

  • Madrid et Rabat réclament de l'aide

    Madrid et Rabat vont réclamer la « mobilisation urgente » de l'Organisation internationale des migrations et de la Fédération internationale de la Croix rouge pour porter assistance aux émigrants illégaux qui traversent le Maroc en direction de Mellilia et Sebta, rapporte dimanche 9 octobre le journal espagnol El Mundo.