Le 22 mai 2011 de nouvelles manifestations ont été organisées au Maroc à l’appel du Mouvement du 20 février. Contrairement aux précédentes marches, celles-ci avaient été interdites par les autorités. S’en est suivi une répression brutale dans les grandes villes du pays.
Le 20 février 2011 marque le début des protestations au Maroc. Des marches, organisées à l'appel du désormais célèbre "Mouvement du 20 février", avaient rassembler des dizaines de milliers de personnes dans de nombreuses villes du Maroc pour plus de démocratie, de justice et une vie dans la dignité.
A Paris aussi on manifeste. Le 20 mars 2011, deuxième grande journée de protestation au Maroc, des centaines de personnes s'étaient rassemblées sur le parvis de Paris en soutien aux manifestations organisées au Maroc. Tout comme au Maroc, les manifestants ont réclamé plus de justice et de démocratie.
Le Mouvement du 20 février vient de lancer un nouvel appel à manifester au Maroc, "pour protester contre la répression" dans un communiqué du Comité national d'appui au Mouvement.
Le 20 mars 2011, des dizaines de milliers de personnes étaient descendus dans les rues du Maroc afin de poursuivre l'action entamée le 20 février de la même année. Cette marche, deuxième plus importante connue au Maroc depuis le début des protestations, s'est déroulée dans le calme dans la plupart des villes du pays.
Les marches de protestations prévues ce dimanche 23 mai dans plusieurs villes du Maroc ont été dispersées par les forces de l'ordre à Rabat et Casablanca.
Le porte parole du gouvernement, Khalid Naciri, a accusé ouvertement lundi, Al Adl Wal Ihssane, Annahj Addimocrati (extrême gauche) et un groupe salafiste, d'être derrière les mouvements de contestation qui secouent le Royaume depuis le 20 février dernier.
Mohamed Sebbar, le secrétaire général du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), a affirmé mardi à Reuters que les autorités ont usé de la force dimanche 22 mei pour disperser des manifestations qui n'étaient pas autorisées et ne respectaient pas les lois en vigueur.
Le Mouvement du 20 février réitère son appel à manifester dans plusieurs villes du Maroc dimanche 24 avril. L'objectif, explique le mouvement, est de "revendiquer une monarchie parlementaire et dénoncer la marginalisation".
Malgré le discours de l'Etat menaçant de répression les manifestations de protestation prévue dimanche 5 juin au Maroc, plusieurs marches ont eu lieu à travers le Royaume dont la plus importante a été celle de Safi.
Le Mouvement du 20 février appelle à manifester ce dimanche pour dire "Non" à la constitution et revendiquer une constitution démocratique, selon des déclarations faites par des membres de ce mouvement.