Le Maroc bat des records touristiques grâce au retour massif des MRE
Avec 7,7 millions de visiteurs à fin mai 2026, l’industrie touristique marocaine bat de nouveaux records. Cette performance s’appuie massivement sur le retour des Marocains résidant à l’étranger (MRE), imposant au secteur d’accélérer sa modernisation face à la concurrence internationale.
Les Marocains résidant à l’étranger constituent le pilier central de la dynamique actuelle. Sur les cinq premiers mois de l’année, les arrivées globales ont grimpé de 7 % par rapport à 2025. Rien qu’en mai, 1,7 million de voyageurs ont franchi les frontières, marquant un bond fulgurant de 13 %. Cette forte affluence de la diaspora prouve son attachement viscéral à sa terre d’origine. Cette fidélité massive offre une base de fréquentation ultra-compétitive, lui permettant de rivaliser de manière agressive avec des destinations régionales comme l’Égypte.
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Pour séduire simultanément une clientèle étrangère exigeante, les professionnels s’éloignent de l’offre classique. L’industrie se déploie désormais sur l’écologie, les voyages d’affaires ou le golf. Ces nouveaux segments ciblent spécifiquement des visiteurs disposant d’un fort pouvoir d’achat. La stratégie s’appuie sur une infrastructure hôtelière classée parmi les meilleures au niveau mondial, couplée à un renforcement drastique des campagnes promotionnelles et des liaisons aériennes.
Cette explosion de la demande oblige les autorités à verrouiller leurs standards d’accueil. Des outils d’évaluation inédits, à l’image du mécanisme du « client mystère », servent aujourd’hui à inspecter rigoureusement la qualité des prestations. Les experts insistent sur l’urgence de désengorger l’aéroport de Casablanca, plaidant pour la multiplication des vols directs régionaux et l’extension du réseau de trains à grande vitesse.
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L’euphorie statistique se heurte néanmoins aux réalités de la gestion urbaine quotidienne. Faux agents de voyages, guides illégaux et chaos dans les transports publics continuent de parasiter le séjour des vacanciers. « L’absence d’organisation et la prolifération du secteur informel nuisent à l’image de la destination », s’alarme un professionnel du secteur. Face à ces dérives, les spécialistes exigent une riposte ferme et une coordination stricte entre le ministère de l’Intérieur, l’administration touristique et les élus locaux.