Maroc-Brésil : le match vu par la presse brésilienne

- 17h00 - Sport - Ecrit par : Sébastien A.

À la veille du choc face au Brésil, le Maroc n’est plus présenté comme un simple outsider. Dans la presse brésilienne, les Lions de l’Atlas sont décrits comme une équipe dangereuse, intense et capable de poser de sérieux problèmes à la Seleção.

Au Brésil, le ton a changé. Avant l’entrée en lice de la Seleção face au Maroc, les médias brésiliens ne parlent pas d’un adversaire abordable, mais d’un match à haut risque. Le Maroc est vu comme le principal danger du groupe, devant l’Écosse et Haïti, en raison de son parcours récent, de son statut acquis depuis la Coupe du monde 2022 et de la qualité de ses joueurs.

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Le site ge, référence sportive du groupe Globo, insiste surtout sur l’intensité marocaine. Dans son analyse du dernier match de préparation contre la Norvège, le média brésilien a retenu les vingt premières minutes des Lions de l’Atlas, marquées par un pressing haut, des transitions rapides et une forte agressivité dans la récupération. Le danger vient notamment du côté droit, avec Achraf Hakimi et Brahim Díaz, présenté comme l’un des axes forts du jeu marocain.

Même lecture du côté de Lance !, qui voit une équipe bien organisée, à l’aise sans le ballon et capable d’accélérer très vite après récupération. Le média brésilien décrit un Maroc compact, discipliné, souvent en 4-4-2, qui peut donner l’impression de subir avant de frapper en transition. Hakimi est présenté comme le principal joueur marocain, capable d’influencer le jeu dans plusieurs zones du terrain.

Cette méfiance se retrouve aussi dans les commentaires d’anciens joueurs et de journalistes brésiliens. Pour Juca Kfouri, figure connue du journalisme sportif au Brésil, le Maroc paraît même « plus prêt » que le Brésil pour ce premier match. Il estime que la Seleção devra entrer avec prudence, tant l’intensité marocaine peut gêner les Brésiliens.

Mais la presse brésilienne ne cache pas non plus les failles des Lions de l’Atlas. ge souligne que le Maroc a baissé physiquement après son début de match contre la Norvège. En reculant, les Marocains ont laissé des espaces devant leur surface et ont donné davantage de possibilités de frappe à l’adversaire. C’est dans cette zone que le Brésil pourrait chercher à faire la différence.

Le contexte a aussi évolué avec les forfaits de Nayef Aguerd et Abde Ezzalzouli, deux joueurs importants dans l’équilibre marocain. Leur absence est relevée par plusieurs médias brésiliens, même si l’arrivée d’Amine Sbaï permet au Maroc de conserver un profil offensif capable d’évoluer côté gauche.

Dans le camp marocain, le discours reste ambitieux. Sofyan Amrabat a reconnu la qualité du Brésil, mais il a aussi envoyé un message clair : le Maroc respecte la Seleção, sans la craindre. Cette confiance intrigue la presse brésilienne, qui voit dans ce match un vrai test pour Carlo Ancelotti.

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Le Brésil reste favori sur le papier. Mais à lire la presse brésilienne, ce Maroc-Brésil ressemble beaucoup moins à une entrée en matière tranquille qu’à un premier piège pour la Seleção.