Maroc : 10 000 dirhams réclamés avant de soigner un bébé
Une députée marocaine dénonce les pratiques d’une clinique privée après une mauvaise expérience vécue avec sa fille. Elle affirme avoir vu une famille sommée de payer 10 000 dirhams avant la prise en charge urgente d’un nourrisson.
Le débat sur les cliniques privées revient au Maroc après le témoignage de Najwa Koukouss, députée du Parti authenticité et modernité et présidente du conseil national du parti. L’élue raconte avoir vécu une nouvelle mauvaise expérience dans une clinique privée où elle s’était rendue avec sa fille.
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Le point le plus choquant, selon elle, concerne une autre famille présente sur place. Dans un témoignage publié sur ses réseaux sociaux, Najwa Koukouss affirme avoir vu le personnel de l’accueil réclamer 10 000 dirhams comme garantie avant la prise en charge d’un bébé dont l’état nécessitait, selon elle, une hospitalisation urgente.
Cette pratique du « chèque de garantie » ou de l’avance financière avant les soins est régulièrement dénoncée au Maroc, notamment dans les situations d’urgence. Pour la parlementaire, le cas observé montre que l’argent passe encore trop souvent avant l’intervention médicale immédiate.
Najwa Koukouss ne s’est pas limitée à l’aspect financier. Elle dit aussi avoir été inquiète par la qualité de la consultation de sa propre fille. Selon son récit, la médecin qui l’a examinée semblait fatiguée, peu concentrée et incapable de donner un diagnostic précis, se contentant d’évoquer un « virus » sans pouvoir l’identifier.
La députée dénonce aussi l’hygiène
L’élue affirme également avoir constaté des manquements aux règles d’hygiène dans un espace censé accueillir des nourrissons et des enfants. Elle raconte notamment qu’on lui aurait demandé de poser sa fille sur une balance non protégée et non désinfectée, sans papier de protection disponible.
Elle dit aussi avoir refusé de poser son enfant sur un lit d’examen jugé sale, avant que du papier de protection ne soit finalement apporté. Pour la députée, cette situation transforme la peur de la maladie en crainte d’une contamination supplémentaire à l’intérieur même de la clinique.
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Dans son message, Najwa Koukouss interpelle directement le ministère de la Santé et critique sévèrement la gestion du secteur. Elle estime que si l’hôpital public fonctionnait correctement, les familles ne seraient pas contraintes de se tourner vers des cliniques privées dans de telles conditions.