Le Maroc fournit 8 % des fruits et légumes importés par l’UE, mais apparaît peu dans les alertes pesticides
Le Maroc fournit 8 % des fruits et légumes importés par l’Union européenne depuis les pays tiers. Pourtant, ses produits apparaissent moins souvent dans les alertes concernant les résidus de pesticides que leur poids dans les échanges ne le laisserait attendre.
Le constat ressort d’une analyse publiée par FreshPlaza, à partir des données du système européen d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF), d’Eurostat et de la FAO.
En 2025, 491 signalements du RASFF ont concerné des fruits et légumes provenant de pays extérieurs à l’Union européenne. Le Maroc et la Colombie ont enregistré une proportion d’infractions inférieure à leur part respective dans les importations européennes.
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Le résultat est notable pour le royaume, quatrième grand fournisseur extracommunautaire de fruits et légumes. Il représente 8 % des volumes importés, derrière l’Égypte (10 %), l’Équateur (9,5 %) et le Costa Rica (9 %), et à égalité avec la Colombie.
La Turquie et l’Égypte concentrent les alertes
La situation est très différente pour la Turquie et l’Égypte. Les produits turcs représentent 5 % des importations étudiées, mais 20 % des interceptions. L’Égypte concentre pour sa part 16 % des alertes, alors qu’elle fournit 10 % des volumes.
À l’inverse, la fréquence des signalements concernant les produits marocains est inférieure à ce que leur présence sur le marché européen pouvait laisser prévoir. Cette donnée apporte un éclairage concret au débat sur un éventuel durcissement des règles européennes relatives aux pesticides, susceptible d’affecter les exportateurs du royaume.
Dans 45 % des interceptions recensées, les analyses ont détecté des résidus de substances dont l’utilisation est interdite dans l’agriculture européenne. Les contrôles portent toutefois d’abord sur le respect des limites maximales de résidus, les LMR, applicables aux produits commercialisés dans l’Union européenne.
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Les documents accompagnant les cargaisons sont systématiquement vérifiés. Les contrôles d’identité et les analyses physiques sont ensuite réalisés par échantillonnage, selon les risques associés à chaque produit et à son pays d’origine. Certaines combinaisons font l’objet d’un contrôle renforcé obligatoire. Elles concernent principalement des produits venant de Turquie, d’Inde, d’Égypte et du Vietnam.