Maroc-Haïti : Brahim Diaz, le grand discret d’un match pourtant très offensif
Le Maroc a battu Haïti 4-2 dans un match riche en occasions. Mais Brahim Diaz, titulaire pendant 70 minutes, est resté loin de l’influence attendue dans une rencontre pourtant très ouverte.
Dans une victoire à quatre buts, certains joueurs peuvent passer entre les lignes du récit. Brahim Diaz en fait partie. Face à Haïti, le Maroc a beaucoup attaqué, beaucoup frappé, beaucoup centré. Les Lions de l’Atlas ont terminé avec 22 tirs, 11 cadrés et 3,262 expected goals. Pourtant, le joueur du Real Madrid n’a pas vraiment pesé dans cette production.
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Sa ligne statistique est révélatrice : 70 minutes jouées, 22 passes, un seul tir, aucun tir cadré, aucune passe décisive et une seule action de tir créée. Selon Opta, Brahim Diaz termine avec une note de 6,40, soit la plus faible des joueurs de champ marocains titulaires ou entrés en jeu, en dehors de Yassine Bounou, sanctionné par les deux buts encaissés.
Ce n’est pas une faillite individuelle spectaculaire. Brahim Diaz n’a pas multiplié les pertes visibles, ni plombé le jeu marocain par des erreurs grossières. Mais son match pose une autre question : comment un joueur de son profil, censé apporter de la créativité, du déséquilibre et de la dernière passe, peut-il rester aussi peu présent dans un match où le Maroc a autant attaqué ?
Un créateur resté loin du cœur du jeu
Le contraste est fort avec les autres Marocains offensifs. Achraf Hakimi, pourtant latéral droit, a terminé avec 1 but, 1 passe décisive, 5 tirs et 7 actions de tir créées. Ismael Saibari a marqué et a beaucoup plus pesé dans la surface. Bilal El Khannouss, lui, a davantage existé dans la circulation, avec 72 passes et 3 actions de tir créées.
Brahim Diaz, lui, a semblé entre deux rôles. Pas assez haut pour être une vraie menace dans la surface. Pas assez influent dans l’entrejeu pour organiser le jeu. Pas assez percutant non plus pour devenir un point de fixation entre les lignes. Résultat : le Maroc a trouvé des solutions ailleurs, surtout sur le côté droit avec Hakimi, puis grâce aux entrants.
Son unique tir et son absence de frappe cadrée sont d’autant plus frappants que le match était ouvert. Haïti a laissé des espaces, le Maroc a souvent pu progresser, et plusieurs joueurs ont profité de cette liberté. Brahim Diaz n’a pas vraiment transformé ces conditions favorables en influence concrète.
Ce match ne remet pas en cause son talent ni son importance dans le groupe. Mais il rappelle que son rôle reste à clarifier dans cette équipe. Quand le Maroc domine, il doit pouvoir être l’un des joueurs qui accélèrent, qui cassent une ligne ou qui trouvent la passe décisive. Face à Haïti, il a surtout accompagné le jeu sans vraiment le marquer.
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La victoire marocaine masque donc une petite alerte individuelle. Les Lions de l’Atlas ont marqué quatre fois sans que Brahim Diaz ne soit au centre du danger. Contre Haïti, cela n’a pas empêché le Maroc de s’imposer. Mais dans un match plus fermé, son influence devra être beaucoup plus nette.