Le Maroc joue comme un grand, mais certains refusent encore de le dire

- 21h00 - Sport - Ecrit par : L.A

Le consultant belge Michel Preud’homme a livré son analyse du premier tour du Mondial 2026. Si le niveau de l’équipe marocaine est salué, ses propos révèlent une condescendance tenace envers les pays du Sud.

L’analyse tactique laisse transparaître une condescendance factuelle à plusieurs niveaux. Dans les colonnes du journal Le Soir, l’ancien gardien de but qualifie initialement les sélections émergentes de « petites équipes ». Le traitement réservé aux Lions de l’Atlas est particulièrement révélateur : bien qu’il admette volontiers qu’en observant la formation évoluer contre la Seleção, on avait « l’impression qu’ils étaient réellement au même niveau », il s’empresse de tracer une ligne rouge invisible. Selon lui, on ne place « pas encore » le Maroc à la hauteur du Brésil, de l’Argentine, de l’Allemagne ou de la France, confirmant l’idée que les pays du Sud ne seraient pas encore dignes de franchir ce palier dans l’imaginaire européen.

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Ce prisme s’applique à l’ensemble des nations africaines et asiatiques. Le consultant observe que des formations comme le Congo, la Corée du Sud, le Japon ou l’Irak arrivent désormais avec des plans de jeu structurés et une discipline tactique irréprochable. Ces pays construisent leurs actions intelligemment, expliquant ainsi les difficultés rencontrées par l’Espagne ou le Portugal lors de leur entrée en lice. Toutefois, l’observateur nuance cette progression en affirmant que ces équipes bloquent souvent dans les trente derniers mètres, justifiant cette limite par un prétendu manque de finesse technique ou de qualité individuelle pour faire la différence.

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En contraste, les éloges sont sans réserve pour les nations du Vieux Continent. La puissance collective de l’Angleterre est encensée, tout comme l’équipe de France, qualifiée d’« extraterrestres » face au Sénégal. Par ailleurs, « l’expert » s’attarde sur les réformes arbitrales de cette Coupe du monde. S’il salue la lutte contre les pertes de temps, il critique l’instauration de la pause fraîcheur. Il déplore que la FIFA utilise une compétition de cette envergure comme laboratoire d’expérimentation, estimant que ces nouvelles règles controversées auraient dû être rodées bien avant le tournoi pour éviter de perturber le rythme des rencontres.