Maroc : jusqu’à 20 000 dirhams pour l’inscription à l’université
Les universités publiques marocaines préparent une tarification nationale des formations à temps aménagé. Dès 2026-2027, les salariés et les professionnels pourraient payer entre 5 000 et 20 000 dirhams par an pour reprendre leurs études sans quitter leur emploi.
La gratuité de l’université publique ne s’appliquera pas à tous les parcours. À partir de la rentrée universitaire 2026-2027, les formations organisées en dehors des horaires habituels devraient être soumises à des frais harmonisés dans l’ensemble des universités marocaines.
Sur Bladi.net : Maroc : les écoles privées étrangères font flamber les prix
Ce dispositif dit de « temps aménagé » s’adresse principalement aux fonctionnaires, salariés et professionnels souhaitant poursuivre leurs études le soir ou pendant le week-end.
Les tarifs envisagés atteindraient 5 000 dirhams par an pour une licence, 18 000 dirhams pour un bachelor et 15 000 dirhams pour un master. Le doctorat serait la formation la plus chère, avec des frais pouvant atteindre 20 000 dirhams par année universitaire.
Ces montants doivent mettre fin aux écarts de tarification qui existaient jusqu’ici entre les différentes universités publiques.
Des diplômes à 20 000 dirhams qui divisent
Cette harmonisation relance toutefois le débat sur la place croissante des formations payantes au sein de l’université publique marocaine. Malgré des horaires adaptés aux actifs, ces tarifs risquent d’exclure une partie des salariés qui ne disposent pas des revenus nécessaires pour financer plusieurs années d’études.
Le dispositif pourrait ainsi créer deux parcours parallèles : un enseignement classique gratuit et une filière payante offrant davantage de souplesse aux personnes déjà insérées dans la vie professionnelle.
La question de la qualité se pose également. Les mêmes enseignants assurent généralement les formations classiques et celles organisées à temps aménagé. Les universités devront donc garantir un encadrement suffisant, notamment pour les masters et les doctorats, où le suivi individuel et la recherche occupent une place centrale.
Un contrôle plus strict de l’assiduité et des conditions d’obtention des diplômes est également réclamé afin d’éviter que le paiement des frais ne soit perçu comme un moyen plus facile d’accéder à un diplôme universitaire.
Sur Bladi.net : Maroc : jusqu’à 6000 dirhams pour un visa Schengen ?
La nouvelle tarification devrait entrer en vigueur dès la prochaine rentrée. Elle devra concilier deux objectifs difficiles : permettre aux actifs de reprendre leurs études et préserver l’égalité d’accès ainsi que la crédibilité des diplômes publics marocains.