
Une école française fait plier des parents d’élèves marocains
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Au Maroc, inscrire son enfant dans un établissement privé à programmes étrangers est un luxe que ne peuvent s’offrir les parents à revenus modestes. Les frais d’inscription et de scolarité dans ces écoles, réputées pour la qualité de leur enseignement, varient du simple au quintuple.
Casse-tête financier pour les parents marocains qui souhaitent inscrire leurs enfants dans les écoles françaises de l’AEFE et de l’OSUI, des missions espagnoles ou des institutions américaines au Maroc. En cette veille de la rentrée scolaire, ils font face à une hausse des coûts d’inscription et de scolarité dans ces établissements très prisés, fait savoir le quotidien Les Inspirations Éco. Les tarifs du réseau AEFE varient en fonction de la nationalité des élèves. À Casablanca, un élève français paie 37 400 dirhams, contre 45 900 dirhams pour un élève étranger. Au lycée Lyautey, les Français paient 44 200 dirhams contre 55 600 dirhams pour les autres nationalités. Les frais de première inscription varient entre 25 000 et 30 000 dirhams, avec une gratuité à partir du troisième enfant. À Rabat et Tanger, ces frais peuvent atteindre 56 700 voire 74 700 dirhams dans les classes préparatoires ou les BTS.
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Les tarifs pratiqués par le réseau OSUI, géré par la Mission laïque française, sont plus élevés. À Casablanca et Rabat, les droits d’inscription sont fixés à 50 000 dirhams et les frais de scolarité dépassent 73 000 dirhams au lycée. Les coûts sont relativement plus bas dans certaines écoles comme Jean Charcot à El Jadida, qui propose des tarifs variant entre 43 000 et 48 000 dirhams selon le niveau. À l’École française internationale de Casablanca, les droits de première inscription s’élèvent à 45 000 dirhams et les frais de scolarité varient de 52 500 dirhams en maternelle à 69 000 dirhams au lycée.
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La même tendance s’observe au niveau des établissements américains. À la Casablanca American School, le droit d’inscription est de 50 000 dirhams pour le premier enfant, puis 40 000 et 30 000 pour les suivants. Quant aux frais de scolarité, ils varient de 88 678 dirhams en maternelle à 158 054 dirhams au lycée, avec un tarif « corporate » pouvant atteindre 176 292 dirhams, À la George Washington Academy, l’inscription est à 40 000 dirhams pour les deux premiers enfants, 20 000 pour le troisième, et les frais annuels s’élèvent à 91 700 dirhams en maternelle et 163 800 dirhams au lycée.
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En revanche, les missions belge, espagnole et italienne proposent des tarifs plus accessibles. Le droit de première inscription dans une mission belge varie de 30 000 à 40 000 dirhams selon le niveau, tandis que les frais annuels sont de 47 060 dirhams en maternelle et de 68 580 au secondaire supérieur. Dans une mission espagnole, la plus abordable dans le royaume, les frais annuels s’élèvent à 14 985 dirhams à Casablanca et Rabat, et à près de 13 400 dirhams à Nador, Tanger ou Larache, avec des frais additionnels de 3 169 dirhams par matière dans certains cas. La mission italienne pratique des tarifs de 6 000 dirhams pour les droits de première inscription et de 22 000 dirhams en maternelle à 35 000 dirhams au lycée scientifique pour les frais annuels.
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