Maroc : la morosité persiste face à la conjoncture sectorielle

- 00h00 - Maroc - Ecrit par : I.L

Le manque de dynamisme interne et la morosité persistante de la conjoncture ont été relevés dans les dernières statistiques de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). La seule lueur d’espoir est de financer le circuit économique.

Les secteurs productifs de l’économie sont déprimés, indique une analyse de la conjoncture macroéconomique rapportée par l’Économiste. Selon une récente note de la DEPF, presque tous les secteurs affichent des contre-performances assez nettes. Il s’agit des filières industrielles, du tourisme et du bâtiment.

La même source précise que cette conjoncture économique, particulièrement dégradée, tient en arrière-plan aux restrictions induites par le contexte de crise sanitaire sur le fonctionnement normal des acteurs marchands. Si l’industrie manufacturière peine à se relancer, elle aurait connu une amélioration au niveau de la production dans le secteur de la chimie et parachimie.

Concernant le secteur de l’agroalimentaire, de la mécanique et de la métallurgie, elle aurait connu une stagnation alors que les textiles et cuir et l’électricité et l’électronique s’affichent en net retrait. S’agissant des volumes écoulés sur le marché, la baisse est observée avec la quasi-totalité des branches d’activité sauf celui de l’agrobusiness qui maintient le même niveau de performance. Quant aux secteurs extractifs à l’instar des Phosphates et dérivés, ils présentent des perspectives optimistes,“en particulier avec le rebond des cours des engrais”.

Le ministère des Finances relève par ailleurs que la demande intérieure a été soutenue par les dépenses engagées par le Fonds Covid-19. Dans une récente note de conjoncture, la DEPF assure que l’impact négatif de la pandémie aurait été partiellement compensé par les mesures prises par les pouvoirs publics. Face à la frilosité ressentie sur le marché, seule une faible marge de manœuvre est dédiée à l’investissement, indique-t-on.

Selon la même source, les avoirs officiels de réserve ont baissé en raison de la chute des recettes touristiques et des transferts MRE. À ce jour, ils représentent l’équivalent de 6 mois et 20 jours d’importations de biens et services. Cette marge de manœuvre est offerte par la ligne de précaution octroyée en avril par le FMI au Maroc. Avec l’appréciation des crédits bancaires à fin mai, portés par les facilités de trésorerie et les prêts à l’équipement, seul le financement du circuit économique pourrait être un salut pour la conjoncture.

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  • Maroc : perspectives en demi-teinte pour le 3e trimestre 2020

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  • Comment les assureurs gèrent-ils les effets de la crise sanitaire ?

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