Le Maroc paie 65 centimes ses pêches espagnoles quand les autres pays déboursent 1,61 euro
Le Maroc achète les pêches et nectarines espagnoles à un prix moyen de 65 centimes le kilo, contre 1,61 euro pour les autres clients de l’Espagne. Une étude publiée ce lundi 19 octobre révèle cet écart spectaculaire et les périodes durant lesquelles le Royaume réalise ses achats.
Entre janvier 2022 et juillet 2026, le Maroc a importé 2 567 tonnes de pêches et nectarines espagnoles, à une valeur moyenne de 0,65 euro le kilogramme. Dans le même temps, les autres pays acheteurs ont payé en moyenne 1,61 euro. L’écart atteint ainsi 60 %, selon une analyse de Wikifarmer fondée sur les données officielles d’Eurostat.
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Cette différence de 96 centimes par kilo place le Maroc parmi les destinations bénéficiant des valeurs moyennes les plus faibles pour ces fruits espagnols. L’étude montre également que cet écart s’est maintenu au fil des dernières campagnes. Entre 2023 et 2026, le prix moyen enregistré pour le Maroc représentait chaque année entre 40 % et 43 % de celui des autres acheteurs.
Le Maroc achète surtout lorsque les prix baissent
L’une des explications réside dans le calendrier des importations. Pas moins de 74 % des pêches et nectarines espagnoles achetées par le Maroc l’ont été en juillet et août, au moment où les exportations espagnoles atteignent leur pic saisonnier. L’abondance des fruits sur le marché entraîne généralement une baisse des prix par rapport au début de campagne.
Wikifarmer a également comparé les prix mois par mois, en retenant les périodes où le Maroc réalisait effectivement ses achats. Même avec cette méthode, le Royaume bénéficie d’un écart de 53 % par rapport aux autres destinations. Le calendrier explique donc une partie de l’avantage tarifaire, auquel peuvent s’ajouter les différences de qualité et de conditionnement des fruits commercialisés.
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Les volumes restent relativement modestes. Sur les quatre années et demie étudiées, seule 2024 a dépassé le seuil des 1 000 tonnes, avec 1 741 tonnes importées. L’étude relève également que l’écart de prix corrigé des effets saisonniers était bien plus limité entre 2005 et 2021, à 21 %.
Les prix analysés correspondent aux valeurs déclarées à la frontière espagnole, avant les frais de transport et de distribution. Ils sont calculés en divisant la valeur totale des exportations par les quantités expédiées et couvrent différentes catégories de qualité et de conditionnement.