Maroc–Pays-Bas : l’arme secrète des Lions vient d’Europe
Les Lions de l’Atlas affrontent les Pays-Bas en seizièmes de finale du Mondial 2026. Pour briser l’hégémonie des nations européennes et sud-américaines, la sélection s’appuie massivement sur ses talents binationaux formés dans les meilleures académies du Vieux Continent.
L’effectif marocain repose largement sur sa diaspora pour rivaliser avec l’élite mondiale. Sur les vingt-six joueurs appelés pour la compétition, dix-neuf sont nés à l’étranger, dont trois sur le sol néerlandais. Ces athlètes profitent d’un apprentissage de haut niveau au sein des centres de formation européens, bénéficiant de moyens financiers inaccessibles ailleurs. Cet atout sera crucial lundi lors du choc face aux Pays-Bas, où le duel entre Achraf Hakimi et Cody Gakpo s’annonce déterminant, tout comme la nécessité de bloquer l’attaquant Brian Brobbey.
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Cette stratégie s’accompagne d’un investissement assumé dans la formation marocaine. Si le milieu Azzedine Ounahi est l’unique représentant de l’Académie Mohammed VI dans le groupe actuel, ce programme fondé près de Rabat se déploie désormais dans quatre autres villes. Cette structure avait d’ailleurs fourni quatre éléments lors de l’épopée au Qatar, où l’équipe était devenue la première nation africaine à atteindre les demi-finales, après avoir été pionnière en franchissant la phase de poules en 1986.
Historiquement, la Coupe du Monde reste confisquée par l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Sud, passées maîtresses dans l’industrialisation de la formation des jeunes. Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a beau se présenter en défenseur du Sud global, soutenu par les votes des délégations africaines, asiatiques et latino-américaines, la réalité sportive demeure figée. L’ordre établi résiste, forçant les autres fédérations à s’inspirer du modèle européen pour espérer rivaliser.
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La rupture avec cette hégémonie historique se jouera donc sur le gazon plutôt que dans les instances dirigeantes. Si un nouveau monde doit émerger, « il naîtra sur le terrain via des connexions avec le système européen, plutôt que par les machinations d’Infantino », analyse le journal britannique The Guardian. Cette fusion entre l’apport de la diaspora et la structuration nationale offre au Maroc de sérieux arguments pour bouleverser la hiérarchie.