Maroc : les radars se multiplient, les morts aussi

- 22h00 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le Maroc compte désormais 1 140 radars sur ses routes. Mais les accidents restent dramatiques : 4 577 personnes ont été tuées en 2025, avec une forte exposition des piétons, motards et usagers de trois-roues.

Le Maroc renforce ses radars, mais la route continue de tuer massivement. En 2025, le pays a enregistré plus de 160 000 accidents de la circulation, qui ont fait 4 577 morts.

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Le chiffre a été présenté par le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, lors de l’ouverture du conseil d’administration de l’Agence nationale de la sécurité routière. Le ministre a mis en avant l’élargissement du réseau national de radars, désormais porté à 1 140 unités.

Pour Kayouh, ce déploiement fait partie des principaux résultats de l’action menée par l’agence en 2025. Il s’ajoute au programme de renouvellement du parc des véhicules de transport routier, doté d’une enveloppe de 143 millions de dirhams.

Les radars ne suffisent pas

Mais les chiffres de la mortalité routière montrent que le contrôle automatisé ne règle pas tout. Les piétons, les conducteurs de motos et les usagers de trois-roues représentent plus de 70 % des victimes.

Cette réalité pousse le ministère à préparer une nouvelle stratégie nationale de sécurité routière pour la période 2026-2030. L’objectif affiché est ambitieux : réduire de 50 % le nombre de morts sur les routes d’ici 2030.

Le ministre estime qu’une nouvelle approche est nécessaire. Le trafic a changé, avec la multiplication des trottinettes électriques, des véhicules individuels et des services de livraison, notamment dans les grandes villes.

Ces nouveaux usages imposent de revoir les politiques de prévention, de contrôle et de sensibilisation. Le Maroc ne fait donc pas seulement face à un problème de radars ou de sanctions, mais à une transformation rapide des comportements sur la route.

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L’enjeu est lourd : malgré les investissements et l’extension de la surveillance, les routes marocaines restent parmi les espaces les plus dangereux du quotidien.