Le Maroc voulait gagner 6 milliards avec les privatisations, il n’a rien vendu
Le Maroc prévoyait d’encaisser 6 milliards de dirhams grâce aux privatisations en 2025. À la fin de l’année, aucune opération de ce type n’avait été réalisée, révèle le bilan officiel du portefeuille public.
La loi de finances tablait au total sur 9 milliards de dirhams de recettes liées à la gestion des participations de l’État. Six milliards devaient provenir des privatisations et trois milliards de cessions d’actifs ou de réorganisations entre organismes publics.
Sur Bladi.net : Maroc : les touristes prennent 3,4 milliards d’avance sur les MRE
Mais le rapport d’activité 2025 de la Direction des entreprises publiques et de la privatisation ne recense aucune privatisation menée au cours de l’exercice.
La liste des entreprises et actifs privatisables comprend notamment Maroc Telecom, Marsa Maroc, l’hôtel La Mamounia, Énergie électrique de Tahaddart, Biopharma et la Société nationale de commercialisation de semences, Sonacos.
Leur inscription sur cette liste ne signifie pas que leur cession était programmée en 2025. Elle autorise cependant l’État à engager une privatisation lorsque la décision est prise.
Six milliards prévus, zéro privatisation
Le rapport souligne que la révision du cadre juridique régissant les privatisations et les opérations sur le portefeuille public était toujours en préparation à la fin de 2025.
Cette réforme doit moderniser les procédures de cession des participations de l’État et les mettre en cohérence avec le chantier de restructuration des établissements et entreprises publics.
Sur Bladi.net : L’État marocain a englouti près de 100 milliards en salaires en six mois
Le bilan révèle donc un écart total entre les 6 milliards de dirhams attendus des privatisations et leur exécution : aucune opération n’a abouti en 2025. Le nouveau cadre juridique devra désormais permettre de relancer un programme resté à l’arrêt.