Mondial 2026 : « Un supplice », la presse écossaise panique à l’idée de recroiser le Maroc
Le tirage au sort du Mondial 2026 réveille les vieux démons de l’Écosse. La perspective d’affronter le Maroc glace la presse britannique, qui voit dans les Lions de l’Atlas une « bête noire » capable d’infliger une nouvelle correction historique après le traumatisme de 1998.
Les souvenirs de Saint-Étienne hantent encore les esprits à Glasgow. Pour les analystes écossais, retrouver le Maroc dans le groupe C ravive la douleur du 3-0 encaissé en France il y a 28 ans. Pat Kevin, ancien ailier de la Tartan Army, avoue sur la BBC se forcer à sourire. Il qualifie ce souvenir de « supplice » et décrit des « cicatrices » indélébiles laissées par cette défaite, bien plus marquante selon lui que n’importe quel autre revers.
Le Brésil représente l’affiche de gala, mais le véritable danger porte les couleurs du Royaume. James McFadden estime que le tirage n’a rien de clément, désignant les demi-finalistes du Qatar comme l’obstacle majeur du groupe. Scott Brown, ancien capitaine, partage cette inquiétude. Il place le Maroc, 11ᵉ nation mondiale, sur un pied d’égalité avec la Seleção en termes de talent. Pour lui, battre Haïti constitue une obligation, mais le sort de l’Écosse se jouera face à la puissance marocaine.
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La presse britannique ne se fait aucune illusion sur le rapport de force actuel. The Scotsman rappelle que si l’équipe de 1998 était solide, la version dirigée par Walid Regragui figure aujourd’hui parmi les meilleures au monde. Le journal pointe une dynamique « phénoménale » : huit victoires en huit matchs de qualification, 22 buts inscrits pour seulement deux encaissés.
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L’effectif des Lions de l’Atlas effraie par sa densité. Les médias citent Achraf Hakimi et Brahim Diaz comme des menaces permanentes, épaulés par Sofyan Amrabat, Azzedine Ounahi et Youssef En-Nesyri. Le quotidien écossais mentionne même Hamza Igamane, l’ancien des Rangers qui évolue à Lille, pour illustrer un danger omniprésent. La conclusion des observateurs est sans appel : ce match sera tout sauf une formalité.