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Noor, première Marocaine devenue star de danse orientale

2 juin 2008 - 20h03 - Culture

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Noor, première Marocaine devenue star internationale de danse orientale, fait parler son corps dans différents galas, soirées et festivals. Mannequin, danseuse, chanteuse et actrice, Noor se livre à bâtons rompus à ses fans.

Loin de l’univers de la danse orientale, qui est véritablement Noor la personne ?

Noor c’est une femme comme toutes les femmes du monde, qui porte en elle l’amour, la paix, l’harmonie et la joie de vivre, qui déborde de sensualité, de tendresse et de courage aussi. Noor a mené une vie pleine de contradictions, de blessures, de souffrances et d’intolérance, car c’est une femme qui a un plus par rapport aux autres. J’ai dû subir les mauvais jugements des autres, la méchanceté qu’on lit dans les yeux d’autrui et toutes autres formes de haine et de déni. Mais je résiste car j’ai toujours eu une grande foi en Dieu, et j’ai toujours cru en moi et évidemment en les personnes qui me soutiennent.

Comment Noor voit-elle la féminité ?

Noor ne voit pas la féminité. Elle la vit, et elle la sent. Je suis la féminité sous toutes ses formes.

Vous avez été mannequin ? Qu’avez-vous retenu de cette expérience ?

Effectivement, j’ai été mannequin avant d’être danseuse. A Paris et à Madrid j’ai travaillé avec des agences de mannequins. C’est un métier dans lequel j’ai confirmé ma féminité et mon talent, de la même manière que pour le milieu de la danse. J’ai défilé pour de grands stylistes comme Christian De Lacroix. C’est pratiquement le même esprit, celui d’un show avec toute sa panoplie (costumes, coiffures, maquillages, mise en scène, chorégraphies...).

Noor est connue pour sa grande élégance. Pour vos soirées, quelles sont vos préférences en matière de costumes ?

Comme tout le monde le sait, je suis mon propre styliste. Je crée moi-même mes costumes, et je fais la conception de mon maquillage, de mes coiffures et de mes accessoires. C’est valable aussi pour la mise en scène de mes spectacles et de mes chorégraphies. Pour moi chaque costume représente un personnage et un thème spécifiques, c’est-à-dire il y a le flamenco oriental, l’indou, l’africain, le tzigane, et bien sûr le marocain pour les mariages.

Vous êtes rentrée du Liban où vous avez été l’invitée d’une grande émission de la chaîne libanaise LBC, en tant que star marocaine internationale de la danse orientale. Avec quel sentiment êtes-vous retournée ?

J’ai été invitée en tant que star marocaine internationale de la danse orientale dans un grand Talk-Show sur la chaîne LBC. Ce fut un grand pas pour moi car c’est une émission de deux heures, et en direct. A savoir que c’est une chaîne qui diffuse de par le monde (Australie, USA, Europe, Afrique, et LBC Moyen-Orient). Ma présence et mon intervention étaient tellement applaudies que, juste après le tournage, la LBC m’a proposé d’être la présidente du jury à la place de la star égyptienne de l’ancienne génération Najwa Fouad pour l’émission de divertissement (Hizi Ya Nawaem) dans sa prochaine édition

Qu’en est-il de votre expérience à la Star Academy Maghreb.

En effet, j’ai été sollicitée par la chaîne tunisienne Nessma TV pour présenter deux chorégraphies lors du cinquième prime de Star Academy Maghreb, en tant que star marocaine qui a son public et ses fans dans différentes régions du Maghreb. Ce qui est original dans cette invitation, c’est que c’est la première fois qu’une danseuse orientale danse dans ce genre de compétitions. C’était une très belle expérience avec les producteurs que j’apprécie beaucoup et qui sont aussi les producteurs de mon premier single qui sera bientôt dévoilé en tant que chanteuse, car ils ont découvert en moi plusieurs facettes et talents cachés dont la chanson. J’ai trouvé que c’était une bonne idée.

Etes-vous toujours intéressée par le cinéma ?

Le cinéma fait également partie de cette palette. J’ai joué dans le film « ex-Chamkara » dont l’avant-première est toute récente. Ce film de Mohamed Fritès est mon cinquième. C’est l’histoire d’une danseuse qui s’appelle Hanane, qui a été SDF, mais qui est devenue une star de la danse orientale. Cependant, celle-ci n’a pas oublié ses amis vagabonds, et chaque jour, après son « numéro », avec l’argent qu’elle gagne, elle leur achète de la nourriture, des cigarettes, des vêtements et elle est toujours là pour eux. D’ailleurs, bientôt, ce film sortira dans toutes les salles marocaines.

Source : Aujourd’hui le Maroc - Mounir Siraj

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