Sofia : "Je ne suis pas une croqueuse d’hommes"

- 09h13 - Maroc - Ecrit par : L.A

La chanteuse Sofia Saïdi répète une nouvelle comédie musicale sous le titre Cléopâtre. Elle rectifie l’image de femme légère qu’on lui a collée à la Star Ac. Et sa participation controversée au concert du Trocadéro pour la paix.

Que raconte votre single, Femme d’aujourd’hui, sorti le 21 avril 2008 ?

Cette chanson revient sur le combat quotidien de la femme pour trouver sa place au soleil. Elle se bat pour concilier sa vie professionnelle et sa vie sentimentale sans montrer ses faiblesses ou exprimer sa fatigue. Pour Kamal El Ouali, Cléopâtre, même si elle a vécu il y a trois mille ans, reste une femme moderne qui a su s’imposer au point de marquer l’histoire.

Vous vous retrouvez dans le personnage de Cléopâtre ?

Oui, je m’y retrouve. J’ai aussi un fort caractère. Je ne me laisse pas faire non plus. Je m’accroche pour atteindre mes objectifs. Je suis avant tout une femme moderne.

Comment se prépare la comédie musicale Cléopâtre, avec Kamal El Ouali ?

J’ai passé un long casting, un an et demi, huit mois en studio d’enregistrement pour la préparation des chansons et trois mois de promotion. Croyez-moi, ce n’est pas de tout repos. Et, ça ne fait que commencer. En août 2008, les répétitions de Cléopâtre démarrent. La sortie officielle est prévue pour le mois de janvier 2009.

Est-ce que Kamal El Ouali est comme on le voit à la télévision, un professeur intransigeant et exigeant ?

Oui. Tout, chez lui, passe par les yeux. Il ne crie presque jamais. Il lui suffit juste de te lancer son regard perçant pour que tu t’exécutes. J’aime beaucoup Kamal El Ouali, il est aussi gentil et doux.

Comment avez-vous rencontré la réalisatrice Yamina Benguigui ?

Par mon agent de cinéma. Il m’a mis en relation avec elle. Nous avons fixé un rendez-vous. Notre rencontre est un coup de foudre. Tout de suite, une complicité s’est installée entre nous. Une vraie alchimie.

Comment s’est passé votre expérience cinématographique sous la direction de Yamina Benguigui ?

Elle était merveilleuse. Yamina Benguigui est généreuse. Elle m’a donné confiance en moi. J’ai passé un mois et demi de tournage de rêve. C’est l’un de mes plus beaux souvenirs.

Quel rôle jouez -vous dans cette production cinématographique ?

C’est un téléfilm de 90 minutes produit pour la chaîne de télévision française France 2 où j’incarne l’héroïne Aïcha. Une jeune femme de 25 ans, issue de l’immigration,volontaire et combative. Il s’agit d’une tragi-comédie relatant le quotidien difficile des familles et des jeunes dans le ghetto invisible des banlieues. La date de diffusion n’est pas encore connue avec précision mais on parle de la rentrée, en septembre 2008 .

À la Star Academy, on vous a présentée comme une dévoreuse d’homme, est-ce que vous l’êtes dans la vraie vie ?

Pas du tout. Je suis même l’inverse. C’était tout drôle de voir l’image qu’ils ont bien voulu me coller. Je n’y ressemble pas du tout. Heureusement que les choses se sont rétablies. Les gens qui me connaissent savent que je suis réservée, sérieuse et fidèle. Je suis bien loin de la fille qui change d’homme toutes les semaines.

Pourtant, dans votre premier album, Cabaret, vous entretenez cette réputation ?

Entre la vraie vie et la scène, il y a une grande différence. Sur scène, j’ose tout. Quand la lumière est éteinte, je m’oublie. Je suis capable des pires folies. Il suffit que les projecteurs se rallument pour je redevienne une jeune femme timide et pudique. Je ne donne pas cette impression, mais je n’aime pas me dénuder. Sur le tournage du clip de Femme d’aujourd’hui, il y a une scène où je dois glisser mon maillot. Je ne suis pas arrivée à le faire tant j’étais mal à l’aise. Là, c’était différent par rapport à la scène. C’était en plein jour face à une trentaine de techniciens.

Est-ce que votre album Cabaret a été un succès commercial ?

Non. On n’a pas beaucoup vendu. J’ai eu une bonne critique de presse, mais pas assez de promotion. Juste un mois, alors que pour Cléopâtre cinq mois. Le public doit savoir à travers les médias que vous avez sorti un album pour pouvoir l’acheter. C’est la loi du marché.

Pourquoi n’avez-vous pas fait assez de promotion ?

Il arrive que la maison de disques programme cinq ou six sorties d’albums en même temps. S’il y en a de plus importants que vous, ils passeront devant vous. Je sais aujourd’hui que je passe devant de jeunes talents.

Est-ce que le fait de ne pas avoir gagné la Star Academy 3 est finalement une chance ?

Je suis allée assez loin dans le jeu pour avoir du poids sans avoir les contraintes d’un gagnant. J’ai réussi à faire ce que je voulais. Certes, j’ai mis plus de temps, mais j’ai géré ma carrière de A à Z.

Pourquoi avez-vous chanté pour les 60 ans de création d’Israël sur la place Trocadéro à Paris ?

J’ai chanté pour la paix comme l’indique le thème choisi pour ce concert et pas pour célébrer Israël. Il y avait des artistes de tous horizons. Tous là pour faire changer les choses et engager le dialogue. Moi, je le rappelle, je ne fais pas de la politique mais de la musique.

En tant qu’arabe et musulmane, n’est-ce pas une prise de risque ?

Le Maroc est parmi les premiers pays à avoir reconnu l’Etat d’Israël. C’est un pays ouvert. Si les gens n’ont pas l’intelligence de voir plus loin qu’un concert pour la célébration d’Israël, je n’y peux rien.

Le Maroc n’a jamais reconnu l’Etat d’Israël et n’a jamais normalisé ses relations avec ce pays… Puisque vous ne connaissez pas les sensibilités de ce conflit, pourquoi ne vous êtes vous pas abstenue de participer ?

Je ne suis pas engagée politiquement et je ne me suis jamais déclaré pro-israélienne. Je suis juste une artiste qui désire faire les choses qu’elle aime. Et, ce que j’aime par-dessus tout est la scène. Je trouve ridicule et inadmissible que l’on mélange tout.

Source : Maroc Hebdo - Loubna Bernichi

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