Nour, 14 ans, tuée aux Pays-Bas : après six mois, son père n’est plus suspect
Six mois après la mort de Nour, adolescente de 14 ans d’origine marocaine tuée à Blerick, la justice néerlandaise écarte les soupçons visant son père. Le parquet estime que sa mère a agi seule. Une nouvelle audience est prévue en janvier.
Le père de Nour n’est plus suspect. Le parquet néerlandais l’a annoncé jeudi 22 octobre devant le tribunal de Roermond, six mois après la mort de sa fille à Blerick, près de Venlo. Lors de cette deuxième audience préparatoire, le ministère public a confirmé que l’enquête désigne désormais la mère comme seule personne mise en cause.
Sur Bladi.net : Après la mort de Nour aux Pays-Bas, la mère reste en prison, le père est relâché
Le 20 avril, les deux parents avaient été arrêtés après la découverte de leur fille de 14 ans, mortellement blessée au domicile familial. Le père avait été remis en liberté trois jours plus tard. Mais cette décision ne mettait pas fin aux investigations le concernant : son statut de suspect avait été maintenu.
En juillet, une première audience avait révélé une difficulté majeure pour les enquêteurs. Ils cherchaient encore à déterminer qui avait immobilisé Nour avant sa mort et si la mère avait pu agir sans assistance. Ces interrogations avaient prolongé les soupçons entourant le père.
Le parquet retient désormais la responsabilité de la mère seule
À l’audience du 22 octobre, le ministère public a changé sa position. D’après l’agence néerlandaise ANP, il estime que Fouzia R., 59 ans, est seule responsable des violences mortelles. Le site officiel de la justice néerlandaise confirme expressément que le père ne figure plus parmi les suspects.
La mère avait reconnu avoir tué sa fille après son arrestation. Placée en détention provisoire, elle n’a pas comparu jeudi. Le mobile demeure inconnu : ses interrogatoires approfondis se sont révélés presque impossibles, selon le parquet.
Elle doit faire l’objet d’une observation au Pieter Baan Centrum, établissement spécialisé dans les expertises psychiatriques judiciaires. Cette évaluation devra éclairer son état mental avant l’examen du dossier sur le fond. La présomption d’innocence reste applicable jusqu’au jugement.
La prochaine audience préparatoire est fixée au 15 janvier 2027. Le tribunal n’a pas encore annoncé de date pour le procès sur le fond.