Offshoring : Réadapter l’offre Maroc

- 19h38 - Maroc - Ecrit par : L.A

Nul doute que Driss Jettou est un fin stratège ? Déjà, à l’annonce de l’offre offshoring du Maroc, le 13 juillet 2006, à Rabat, il avait laissé entendre que « le gouvernement s’attachera à adapter sans cesse cette offre aux évolutions internationales afin qu’elle demeure attractive et compétitive ». Pour joindre l’acte à la parole, son gouvernement avait alors institué un Conseil stratégique pour l’offshoring dont la mission est d’assurer le suivi de la mise en œuvre de l’offre Maroc et de veiller à son développement.

Près de deux ans après, la nouvelle équipe gouvernementale met le pied sur le frein pour faire le point. Selon le ministre du Commerce et de l’Industrie, c’est une sorte de bilan d’étape pour redéfinir les modalités des mesures incitatives octroyées aux entreprises exerçant dans les activités liées à l’offshoring. Ahmed Réda Chami, dont le ministère a hérité de la Direction des investissements, sera sans conteste l’artisan de l’un des principaux piliers du programme Emergence.

De toutes premières informations, le Conseil stratégique pour l’offshoring qui se réunira demain, mercredi 19 mars, à Rabat, passera en revue les 7 mesures incitatives promises aux entreprises ayant fait confiance à cette offre. Il devrait ainsi rediscuter du programme et du dispositif d’aide à la formation, du contrat d’insertion, de l’exonération de l’IS, des différents avantages liés à l’IR, de la mise à disposition d’infrastructures et services dits World Class et de la mise en place du guichet unique. De même pour les entreprises exerçant dans les activités de l’offshoring, mais en dehors des zones dédiées, elles verront « leurs avantages recadrés », sachant qu’elles ne bénéficient pas des mesures relatives à l’avantage lié à l’IR, aux infrastructures et aux prestations du guichet unique. A noter que pour bénéficier des avantages du dispositif d’aide à la formation, ces entreprises doivent produire une attestation d’éligibilité, à validité annuelle, délivrée par le comité technique. Tout un parcours du combattant.

De toute évidence, le Maroc a fait le choix d’une politique volontariste visant le développement des activités de l’offshoring, en l’érigeant comme l’un des principaux piliers du programme Emergence. Dans cette perspective, le ministère du Commerce et de l’Industrie veille que cette « offre spécifique et adaptée aux besoins des entreprises pour les activités de l’offshoring » reste compétitive. Le tout sera de tenir en respect la concurrence, en procédant à des évaluations de l’offre Maroc et en la réadaptant aux besoins évolutifs du marché. C’est à cela que s’attellera demain le Conseil stratégique, présidé par le Premier ministre Abbas El Fassi.

IS et IR au menu

L’exonération de l’IS et les avantages liés à l’IR intéressent au plus haut point les entreprises exerçant les métiers de l’offshoring, qu’elles soient dans les zones dédiées ou non. A noter que les entreprises exportatrices de produits et services, réalisant un chiffre d’affaires à l’export, bénéficient pour le montant de ce CA de l’exonération de l’IS pendant 5 ans sans discontinuité, à partir de la première opération d’exportation. Au-delà, elles bénéficieront d’une réduction de 50%. Pour que l’IR ne dépasse pas les 20% de la masse salariale d’une entreprise installée dans les zones dédiées, elle perçoit la contribution de l’Etat, à concurrence du CA réalisé à l’export, conformément au manuel des procédures.

Source : L’Economiste - Bachir Thiam

  • La vision offshoring au cœur de travaux franco-marocains

    Les Rencontres économiques France-Maroc qui seront inaugurées le 17 et 18 avril à Marrakech par les deux Premiers ministres Abbas El Fassi et François Fillon permettront de faire le point sur les relations entre les deux pays.

  • Technopolis de Rabat, les premières entreprises s'installent en juillet

    Dans les BTP, trouver un entrepreneur en avance sur son calendrier de réalisation tient de la quête du mouton à cinq pattes. Abderrafie Hanouf, DG du projet Technopolis de Rabat, lui, annonce fièrement une avance de quatre mois sur le calendrier initial. Cependant, il y a de bonnes raisons à cet exploit. D'une part, les entreprises qui ont réservé les 80% de la première tranche de 40.000 m2 sont les plus importants acteurs de l'offshoring, avec qui on n'a pas droit à l'erreur. Parmi elles, on compte Sofrecom, filiale de France Telecom, SQLI, Logica CMG ou encore Athos Origin EDS et Axa.

  • Offshoring : le Maroc dans le top 30

    Le Maroc figure dans le top 30 des destinations de l'offshoring les plus attractives au monde a affirmé Ahmed Réda Chami, ministre du commerce, à l'ouverture de "Med Sourcing Morocco" à Casablanca.

  • Offshoring : Le Maroc place ses pions

    Les délocalisations de services ont le vent en poupe. Le Maroc nourrit de grandes ambitions dans ce domaine. D'ailleurs, il érige ce créneau comme l'un des principaux piliers du programme Emergence.

  • Offshoring : les détails de la circulaire d'application

    La circulaire fixant le package des avantages accordés aux entreprises installées dans les zones offshore et dont La Vie éco s'est procuré une copie est sur le point d'être signée par le Premier ministre Driss Jettou.

  • Offshoring : Forte attractivité, mais…

    L'attractivité du site Maroc dans l'offshoring n'est plus à démontrer. Le pays, selon les résultats d'une étude récente d'Ernst & Young sur l'attractivité telle que perçue par les investisseurs étrangers, « conserve un fort crédit d'image sur l'offshoring tous types d'activités confondues ».

  • Les seize chantiers d'Hercule au Maroc

    Le Maroc peut être un atout important pour l'Europe et pour la France, écrit lundi le journal français "Le Figaro" dans son cahier économique, soulignant que le Royaume cherche à attirer par tous les moyens de nouveaux investisseurs high-tech.

  • CasaNearshore affiche complet !

    « L'offre de l'offshoring est bien ficelée ». Ces propos sont de Mohamed Lasry, administrateur et directeur général de CasaNeashore, à l'occasion d'une rencontre avec la presse, hier mercredi. Au programme, l'état d'avancement des travaux. « Si des retards ont été enregistrés, ils ont vite été rattrapés et aujourd'hui l'offre marocaine est concrète et prometteuse », décrit-il.

  • Maroc/Offshoring : L'offre dépasse les prévisions

    L'offre offshoring marocaine séduit les investisseurs. Moins d'une année après son lancement, le programme Maroc offshoring porte ses fruits. De fait, le bilan présenté jeudi 14 juin, à Skhirat, est satisfaisant. C'est le Premier ministre, Driss Jettou, qui a présidé la rencontre organisée sous le thème : « Investir dans l'offshoring : le Maroc ici et maintenant ». De nombreux opérateurs économiques publics et privés nationaux et étrangers étaient au rendez-vous.

  • Le club de l'offshoring s'étoffe

    Casanearshore, Rabat Technopolis, FèsShore, Ifrane, Oujda et bientôt Marrakech… la dynamique enclenchée par l'aménagement et le développement de zones dédiées à l'offshoring fait mouche.