À Ourika (Marrakech), jusqu’à 100 dirhams pour simplement s’asseoir au bord de l’oued
Jusqu’à 100 dirhams pour s’installer au bord de l’oued et 20 dirhams pour garer sa voiture. Une association de consommateurs dénonce les tarifs pratiqués à Ourika et surtout l’appropriation d’espaces naturels normalement accessibles au public.
L’Association marocaine de protection et d’orientation du consommateur de Marrakech-Safi affirme avoir constaté des « pratiques anarchiques » et une forte hausse des prix dans cette destination très fréquentée près de Marrakech. Elle fait état de sommes pouvant atteindre 20 dirhams dans certains parkings, mais surtout de montants avoisinant 100 dirhams réclamés à des visiteurs pour s’asseoir sur les berges de l’oued.
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Pour l’association, le problème dépasse le montant demandé aux vacanciers. Elle dénonce une occupation des berges de l’oued et la transformation d’espaces naturels publics en zones d’exploitation privées, parfois délimitées au profit d’activités commerciales. Une situation qui pèserait directement sur le budget des familles venues passer la journée dans la vallée.
Parkings, restaurants et loisirs dans le viseur
Les critiques concernent également les tarifs du stationnement, des repas dans les restaurants et de certaines activités de loisirs. L’association dénonce des augmentations appliquées sans base claire et réclame une intervention des autorités provinciales et locales ainsi que des communes concernées.
Elle demande notamment l’activation des commissions de contrôle, la vérification des autorisations permettant d’exploiter les parkings et les espaces de détente ainsi que des sanctions contre les contrevenants. Elle réclame aussi que les prix soient clairement affichés, en se référant aux dispositions de la loi 31.08 relative à la protection du consommateur.
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L’association met enfin en garde contre les conséquences de ces pratiques sur l’image du tourisme intérieur dans la région. À Ourika, destination recherchée notamment pour ses paysages et les berges de son oued, la polémique porte désormais sur une question très simple : jusqu’où peut-on faire payer l’accès à des espaces naturels publics ?