Pas de discussions sur Sebta et Melilla, dit l’Espagne au Maroc

- 21h05 - Espagne - Ecrit par :

Le vice-président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a vivement reproché au Maroc de persister à revendiquer les enclaves espagnoles de Sebta et Melilla, sur la côte nord du Maroc, affirmant qu’elles n’étaient susceptibles d’aucune discussion.

Les relations entre les deux Etats séparés par le détroit de Gibraltar se sont envenimées en juillet lorsque le Maroc a occupé un îlot situé à 200 mètres de ses côtes et revendiqué par Madrid. L’Espagne avait envoyé des commandos pour déloger les gendarmes marocains.

Rajoy a expliqué qu’il n’y avait pas de discussions à envisager sur Sebta et Melilla, ces deux territoires faisant partie de l’Espagne depuis "plusieurs centaines d’années".

"Il est inadmissible que l’on tente, par bravade, de modifier une situation établie de longue date", a déclaré Rajoy aux journalistes.

Ce commentaire intervient au lendemain d’un discours prononcé par le roi Mohammed VI à l’occasion du troisième anniversaire de son accession au trône et dans lequel le monarque a fustigé le fait que l’Espagne soit fermée à toute discussion sur l’avenir des deux enclaves.

L’Espagne, qui avait adopté un ton conciliant la semaine dernière en formulant des éloges au sujet de Mohammed VI, semble avoir été prise au dépourvu mardi par le discours du roi.

Les tentatives du Maroc pour discuter de "ces zones occupées" sont tombées "dans l’oreille d’un sourd", côté espagnol, avait estimé le roi.

Après des mois de malaise diplomatique, Rabat avait envoyé le 11 juillet des gendarmes sur l’îlot du Persil, ce qui avait conduit l’Espagne à intervenir manu militari le 17 juillet. L’Espagne s’était retirée le 20 à la suite d’un accord favorisé par les Etats-Unis et engageant les deux pays à tenir des pourparlers en septembre.

Cet événement a aggravé des relations déjà délicates en raison de différends bilatéraux sur les droits de pêche, le trafic de drogue et l’immigration illégale, ainsi que sur le statut controversé du Sahara.

En octobre dernier, le Maroc a rappelé son ambassadeur de Madrid. L’Espagne en a fait autant le 16 juillet dernier.

Source : Reuters

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