Pays-Bas-Maroc : Les Néerlandais respectent les Lions, mais ont vu une faille

- 09h00 - Sport - Ecrit par : L.A

À la veille d’un Pays-Bas-Maroc en 16e de finale du Mondial, la presse néerlandaise oscille entre respect et prudence. Séduits par le Maroc contre le Brésil et l’Écosse, plusieurs médias pointent aussi ses pertes de balle inquiétantes face à Haïti.

La presse néerlandaise a suivi les Lions de l’Atlas de très près. Et le regard porté sur l’équipe marocaine est loin d’être uniforme. Après le match nul contre le Brésil, la NOS avait salué une équipe capable de dominer la Seleção pendant une mi-temps. Le média public néerlandais écrivait que le Maroc avait « oublié de faire mal au Brésil », après avoir été « maître » du jeu avant la pause, avec beaucoup de vitesse, de mouvements et une équipe brésilienne souvent en difficulté.

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Cette impression positive s’est confirmée quelques jours plus tard face à l’Écosse. Là encore, la NOS a vu un Maroc dominant, porté par Ismael Saibari, buteur dès les premières secondes. Le média néerlandais a toutefois relevé un premier défaut : les Lions de l’Atlas n’ont pas su tuer le match malgré leur supériorité.

Un respect réel, mais une faille déjà ciblée

Le portrait le plus flatteur est venu d’un autre article de la NOS consacré au nouveau Maroc de Mohamed Ouahbi. Le média parle d’une équipe « rafraîchissante », « aventureuse » et « offensive ». D’anciens internationaux marocains interrogés aux Pays-Bas comparent même certains principes de jeu à ceux du Barça : pressing intense, sorties de balle assumées, faux neuf, joueurs mobiles entre les lignes.

Dans cette lecture néerlandaise, le Maroc n’est plus seulement l’équipe compacte et prudente du Mondial 2022. Il est présenté comme une sélection qui veut jouer, presser et prendre des risques. Ayyoub Bouaddi est décrit comme la grande découverte, tandis que Saibari est vu comme l’un des hommes forts de l’équipe, capable d’apporter de la profondeur et un appui supplémentaire entre les lignes.

Mais le dernier match contre Haïti a changé une partie du ton. La victoire marocaine 4-2 a qualifié les Lions de l’Atlas, mais elle a aussi nourri les doutes. NOS a souligné que le Maroc avait été mené deux fois, avant de renverser la rencontre. Le média a aussi insisté sur les pertes de balle marocaines, qui ont permis à Haïti de se projeter dangereusement.

Cette faiblesse a été reprise avec beaucoup plus de dureté par Ibrahim Afellay. L’ancien international néerlandais d’origine marocaine, aujourd’hui consultant pour la NOS, estime que Ronald Koeman n’a pas de raison de « perdre le sommeil » après avoir vu le Maroc contre Haïti. Selon lui, les pertes de balle marocaines seraient immédiatement punies par une équipe comme les Pays-Bas, plus rapide devant.

Voetbal International adopte une lecture plus prudente. Le média rappelle que le Maroc et le Brésil sont deux adversaires de haut niveau pour les Oranje, respectivement dans le top mondial, et que leur confrontation directe s’est terminée sur un nul. VI ne présente donc pas le Maroc comme un tirage facile, mais comme l’un des deux gros obstacles possibles sur la route néerlandaise.

RTL Nieuws et Sportnieuws insistent surtout sur l’enjeu du scénario : une première place des Pays-Bas enverrait les Oranje contre le Maroc, alors qu’une deuxième place pourrait les diriger vers le Brésil. Dans les médias néerlandais, le Maroc est donc devenu plus qu’un adversaire possible : c’est le nom qui accompagne désormais toutes les projections autour du parcours néerlandais.

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La conclusion est assez nette : les Pays-Bas respectent le Maroc, mais pensent avoir identifié une faille. La première version du Maroc, celle qui a dominé le Brésil et étouffé l’Écosse, inquiète réellement la presse néerlandaise. La seconde, plus brouillonne face à Haïti, donne au contraire des arguments à ceux qui voient les Oranje capables de faire très mal en transition.

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