PSG - Arsenal : les notes d’Achraf Hakimi par la presse sportive
Un mois après sa blessure à la cuisse, Achraf Hakimi a tenu sa place lors du sacre européen du PSG face à Arsenal. Moins tranchant qu’à son habitude, le Marocain a compensé par son volume, son repli défensif et un tir au but réussi.
« Champions d’Europe ! Champions d’Europe ! » Le Parc des Princes pouvait exulter. Devant 48 000 spectateurs, le Paris Saint-Germain a conservé son titre européen au terme d’une finale étouffante face à Arsenal, remportée aux tirs au but après un match nul (1-1, 4 tab 3). Dans cette soirée de tension, Achraf Hakimi n’a pas livré sa prestation la plus spectaculaire, mais il a tenu. Et c’est déjà beaucoup.
Sur Bladi.net : Liverpool - PSG : les notes d’Achraf Hakimi par la presse sportive
De retour dans le onze de départ après plusieurs semaines d’absence en raison d’une blessure à la cuisse, le latéral marocain était forcément attendu. Sa présence posait une question simple : pouvait-il vraiment tenir le rythme d’une finale de Ligue des champions après une telle coupure ? L’Équipe a résumé ce doute en une phrase : « Fallait-il le lancer après un mois d’absence ? » Après une première demi-heure marquée par des imprécisions techniques et quelques mauvais choix, la réponse n’allait pas de soi.
Hakimi a mis du temps à entrer pleinement dans sa finale. Sur son côté droit, il a souvent tenté d’apporter une solution, mais sans retrouver sa vitesse habituelle ni sa capacité à faire basculer une action. Foot Mercato, qui lui attribue la note de 6, relève qu’il a « logiquement manqué de jus », tout en soulignant un très bon retour défensif dès la 8e minute. Même constat du côté du Parisien, qui lui donne 6,5 : son influence offensive a été « limitée », mais son sérieux défensif a permis au PSG de ne pas se déséquilibrer.
Face à un Arsenal très bas et compact, le Marocain a eu du mal à trouver les espaces. Eurosport, plus sévère avec une note de 5, estime qu’il « n’a jamais vraiment apporté le danger » et qu’il s’est « cassé les dents sur la défense très basse d’Arsenal ». ParisFans, également à 5, évoque une première période frustrante, Hakimi se retrouvant souvent dans la même zone qu’Ousmane Dembélé, au milieu du bloc anglais.
Mais cette finale ne se résume pas à ce que Hakimi n’a pas réussi. Elle raconte aussi ce qu’il a refusé de lâcher. Au fil des minutes, le Marocain a retrouvé de l’impact dans les courses, a continué à proposer des appels et a surtout maintenu un niveau athlétique impressionnant jusqu’au bout. L’Équipe, qui lui donne 6, insiste sur sa « générosité totale » et le qualifie même de « machine » physique exceptionnelle. Le Figaro, également à 6, retient un joueur qui a tenu « 120 minutes, au courage ».
L’un de ses meilleurs moments est venu sur coup franc, à la 55e ou 56e minute selon les comptes rendus, lorsqu’il a obligé David Raya à intervenir. Goal.com, qui lui accorde la meilleure note parmi les médias cités avec 7/10, insiste sur ses accélérations, aussi bien défensives qu’offensives, et sur sa volonté de lutter jusqu’à la fin. Ce n’était pas le Hakimi le plus brillant, mais c’était un Hakimi encore capable de peser dans une finale fermée.
Son moment le plus fort restera finalement son tir au but. Après 120 minutes d’efforts, de courses et de duels, le Marocain a transformé sa tentative face au virage parisien. Le Figaro décrit un penalty marqué « le poing rageur », image parfaite d’une prestation davantage fondée sur le mental que sur l’éclat technique.
La presse sportive s’accorde ainsi sur une idée : Hakimi n’a pas été immense, mais il a été solide. Eurosport résume sa soirée par une formule juste : « Costaud à défaut d’être immense. » Entre les 5 de So Foot, Eurosport et ParisFans, les 6 de Foot Mercato, L’Équipe et Le Figaro, le 6,5 du Parisien et le 7 de Goal.com, son match divise surtout sur le degré d’exigence placé autour de lui.
Sur Bladi.net : PSG - Dortmund : les notes d’Achraf Hakimi par la presse sportive
Pour Achraf Hakimi, cette finale restera pourtant celle d’un titre européen gagné dans la douleur, après une blessure, avec un rôle moins flamboyant qu’à l’ordinaire mais essentiel dans l’équilibre parisien. Le Marocain n’a pas illuminé la soirée. Il l’a traversée debout, jusqu’au bout, et avec le trophée au bout des bras.