Ce rappeur d’origine marocaine devient entraîneur de football
Après onze ans à SV Diemen, l’artiste Yes-R, de son vrai nom Yesser Roshdy, franchit un cap dans sa carrière d’entraîneur. Il prend les rênes des 19 ans d’Alphense Boysense Boys, avec l’ambition de s’imposer dans le football de haut niveau.
L’histoire avec le SV Diemen aura duré plus d’une décennie. Désireux de relever un challenge à la hauteur de ses diplômes, le natif d’Amsterdam a décidé de tourner la page. Un choix guidé par une implacable logique, un passage chez les moins de 19 ans de son ancien club impliquant une redescente sportive. Son chemin a alors croisé celui d’Alphense Boys, une institution réputée pour sa proximité avec le monde professionnel. Après que son fils y a été repéré, les dirigeants lui ont confié leur équipe de jeunes, voyant en lui le profil idéal.
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Loin d’être un simple passe-temps, cette reconversion exige une implication totale. Celui dont la maman est Marocaine l’assure : son équilibre se trouve davantage dans l’industrie musicale, où une équipe gère son quotidien. Sur le bord du terrain, la réalité est nettement plus brute. « En tant qu’entraîneur principal, vous êtes constamment occupé par la ligne directrice de match en match et par l’organisation stricte de tous les à-côtés », explique-t-il. Il découvre aussi la pression inhérente au poste, où deux revers consécutifs suffisent souvent à désigner le coach comme l’unique coupable.
Face à des joueurs presque adultes, son statut de personnalité publique suscite inévitablement un peu de curiosité au départ. Mais l’ancien rappeur balaie rapidement tout doute sur sa légitimité et sait faire la part des choses. S’il s’amuse de ne pas faire ses causeries d’avant-match « en rappant », il insiste sur le fait que la direction a mené ses recherches et l’a recruté pour ses véritables compétences tactiques, et non pour son nom.
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Si la musique conserve la première place dans sa vie, ses ambitions sportives s’étendent déjà bien au-delà des frontières néerlandaises. Conscient d’avoir toujours su rendre « l’impossible possible » tout au long de son parcours, il nourrit de grands rêves pour la suite. Son objectif ultime est de s’exporter à l’étranger pour entraîner à un bon niveau. Il cite notamment les États-Unis, l’Asie ou encore l’Égypte, pays dont il est en partie originaire, comme des destinations parfaites pour bâtir un nouveau projet, une fois son expérience forgée aux Pays-Bas.