Le scorpion noir marocain pourrait gagner du terrain, avec plus de régions exposées aux piqûres
Le changement climatique pourrait élargir les zones favorables au scorpion noir marocain, notamment au nord et au nord-ouest. Une étude prévoit une progression de son habitat potentiel dans les trois scénarios climatiques examinés.
Les chercheurs ont étudié Androctonus mauritanicus à l’aide de données de présence et de variables environnementales. Leurs travaux figurent dans le numéro de Toxicon daté du 1er octobre, après une publication en ligne en juillet.
Sur Bladi.net : Scorpions, serpents : l’été marocain sous surveillance
Les conditions actuellement les plus favorables se concentrent déjà dans le nord et le centre du Maroc. Les projections indiquent une extension principalement vers le nord et le nord-ouest, avec un gain net d’habitat potentiel compris entre environ 27 % et 34 %.
L’humidité du sol joue aussi un rôle
Les températures ne sont pas le seul facteur déterminant : l’humidité du sol contribue également à expliquer la répartition de l’espèce. Les cartes produites doivent aider à orienter la surveillance et la prévention.
L’enjeu sanitaire est documenté dans le centre du pays. Une autre étude, menée entre 2021 et 2024 à Béni Mellal, Fquih Ben Salah et Khouribga, a recensé 2 206 piqûres de scorpions et 41 décès, toutes espèces concernées confondues.
Sur Bladi.net : Avec l’été, le danger des scorpions (et des serpents) refait surface au Maroc
Dans cette enquête, 53 % des piqûres survenaient à l’intérieur des habitations et 28 % à proximité. Androctonus mauritanicus figurait parmi les quatre espèces identifiées dans les provinces étudiées.