Sous le déluge, la pelouse reste parfaite : le secret technologique du stade de Rabat
Alors que des pluies diluviennes s’abattent sur le Maroc en ce début de compétition, les pelouses de la CAN 2025 tiennent le choc. Au complexe Prince Moulay Abdellah de Rabat, c’est une technologie de pointe, le système « SubAir », qui permet de maintenir une aire de jeu impeccable, effaçant définitivement les mauvais souvenirs du Mondial des clubs 2014.
C’est une bénédiction pour le Maroc, touché par la sécheresse depuis plusieurs années, mais un casse-tête pour les organisateurs : des trombes d’eau s’invitent quotidiennement sur la compétition. Pourtant, sur le terrain, le ballon roule vite et bien. Loin des images catastrophiques de 2014, où les jardiniers s’affairaient avec des raclettes géantes pour évacuer les flaques, le Maroc a cette fois-ci misé sur l’innovation. Le stade flambant neuf de la capitale est le premier en Afrique à être équipé de la technologie SubAir.
Ce système révolutionnaire, installé sous le gazon, repose sur un réseau de blocs en plastique capables de stocker et filtrer entre 600 000 et 1 120 000 litres d’eau. En plus d’un drainage ultra-rapide, le dispositif assure l’aération des racines et la régulation thermique de la pelouse. Résultat : lors du match d’ouverture Maroc-Comores, malgré le déluge, le jeu n’a jamais été ralenti.
Une qualité d’infrastructure saluée par les techniciens, à l’image du sélectionneur tunisien Sami Trabelsi. Après la victoire des siens face à l’Ouganda sur une autre pelouse de Rabat soumise aux mêmes intempéries, il s’est montré élogieux : « Après trois heures de fortes pluies, la pelouse est restée en très bon état. Merci au Maroc, ça nous a permis de jouer notre football. »