Il tire sur son ami d’enfance, fuit jusqu’au Maroc et reste introuvable pendant treize mois

- 13h00 - France - Ecrit par : Nadia El A.

Un homme est jugé dans l’Essonne pour avoir tiré au fusil à pompe sur son ami d’enfance en 2021. Après les faits, il a fui pendant treize mois, passant notamment par le Maroc. À l’audience, la victime a raconté les douleurs qui l’empêchent toujours de travailler.

Le 1er décembre 2021, à Draveil, un jeune homme de 21 ans reçoit un tir de fusil à pompe dans les jambes. Transporté à l’hôpital militaire Percy, il risque alors l’amputation de sa jambe gauche. Il la conserve, mais garde des séquelles : un nerf a été sectionné et il ne peut plus marcher longtemps.

Jeudi, devant la cour criminelle de l’Essonne, la victime a décrit sa vie depuis le tir. Ancien ouvrier du BTP, elle dit avoir tenté de reprendre le travail sans y parvenir. « J’ai l’impression que ce jour-là, ma vie s’est arrêtée net », rapporte Le Parisien.

Deux versions du rendez-vous, puis treize mois de fuite

Les deux anciens amis donnent des explications opposées. La victime affirme être venue récupérer un téléviseur chez Yanis Y. et assure qu’elle n’était pas armée. L’accusé évoque, lui, un différend autour d’argent destiné à un trafic. Il dit avoir cru à un guet-apens et s’être senti menacé. Selon les éléments rapportés à l’audience, ni la victime ni l’ami qui l’accompagnait ne portaient d’arme.

Yanis Y. reconnaît avoir tiré et présente ses excuses. La victime les refuse. Après le coup de feu, l’accusé a échappé aux recherches pendant treize mois avec l’aide de proches. Sa fuite l’a mené jusqu’au Maroc ; il a finalement été arrêté en Seine-Saint-Denis en janvier 2023.

Il comparaît pour violences avec arme ayant entraîné une infirmité permanente, ainsi que pour détention et port non autorisés d’arme. Les plaidoiries et les réquisitions sont prévues ce vendredi 25 septembre, avant un verdict attendu dans l’après-midi.